CaptainDash sur BFM Radio

2010 janvier 28
par bruno walther

Interview de CaptainDash sur BFM Radio

Une petite itw qui explique (un peu) le concept de CaptainDash

Next décade : nous liquiderons les retraités ! (3/5)

2010 janvier 23
par bruno walther

Suite de ma série de posts sur « what’s gonna happen » dans les 10 prochaines années. Warning : ce post ne parle pas de dashboards :-)

Vous ne le saviez peut être pas  mais la France avait un système de retraite par capitalisation. Des fonds de pensions catégorielles, adossés aux syndicats de travailleurs, permettaient aux salariés d’épargner pour leur retraite. Le système était imparfait, mais la retraite était, au début du siècle dernier, une question sociale mineure. La CGT préférant l’augmentation des salaires à une retraite théorique.

C’est Pétain qui abrogea le système de capitalisation et institua le retraite par répartition.

Idéologiquement, Pétain se méfiait des syndicats et de la finance. Il voulait un système où les jeunes paieraient pour les anciens au nom de la solidarité intergénérationnelle.

Tactiquement cela lui permettait, comme Hitler l’avait fait quelques années plus tôt, de prendre le contrôle des ressources financières des fonds de pensions (créés et contrôlés par les syndicats), pour verser immédiatement une retraite aux « vieux » français. Et c’est ainsi que le 14 Mars 1941, Pétain institua la retraite par répartition.

Hélas, nous avons gardé ce système voulu et pensé par Vichy.

Pourtant depuis des décennies, nous savons que ce système est non-viable.

Structurellement, il repose surtout sur un schéma de Ponzi assez grossier.

Et conjoncturellement, nous arrivons à un point de non-retour avec :

  • Une assiette de cotisants (les travailleurs actifs) qui ne cessent, avec le chômage et la démographie, de se rétracter.
  • Des ayants droits (les retraités) qui ne cessent de croître avec l’arrivée des baby-boomers et l’augmentation de l’espérance de vie.

Bref, les spécialistes nous expliquent que le système implosera entre 2015 et 2025.

Pour autant, il y a un élément que les statisticiens ne prennent pas en compte. C’est la donnée générationnelle et politique.

Ma génération, qui est globalement née après 68, va prendre le pouvoir économique dans la prochaine décennie.

Et faisons un petit bilan du pays que nos aînés nous laissent.

Ces gens-là ont hérité d’une France pacifiée, reconstruite, décolonisée, désendettée, avec un chômage proche de zéro et une croissance forte.

Et il nous laisse : une France gavée de dettes, un tissu industriel ravagé, un chômage endémique, une éducation en lambeau et une nation en lambeau qui se déchire sur son identité.

Et certains esprits imaginent qu’une génération entière acceptera sans broncher :

  • Une montagne de dettes en guise d’héritage
  • De préparer, via un système de capitalisation, sa propre retraite,
  • et en plus de financer un système de répartition non-viable qui n’existe encore que par l’inconsistance et le manque de courage de la génération des « baby-boomers’.

Cela n’arrivera pas.

D’autant que l’économie mondiale va nous obliger à faire des choix.

Dès que les pays émergeants signerons la fin de la récré, nous allons devoir faire face aux financements de notre dette publique.

Nous avons tendance à l’oublier mais ce sont les pays émergeants qui nous servent d’organisme de crédits. Ils payent cash nos dettes et en échange nous continuons à acheter leurs produits.

Mais cela va inévitablement s’arrêter.

La Chine a démontré, en 2009, qu’elle pouvait maintenir une croissance forte en stimulant son marché intérieur. Face aux tensions sociales internes qu’ils doivent affronter, les pays émergeants vont utiliser leurs énormes liquidités pour soutenir leurs classes moyennes et les doter d’un système de protection sociale digne de ce nom.

Nous devrions nous en réjouir. C’est bon pour notre compétitivité et fantastique pour la qualité de vie des indiens et des chinois.

Mais ce basculement va être douloureux. Il nous privera de l’accès quasi illimité à l’épargne des pays à forte croissance qui nous permet de financer nos déficits publics.

Dès lors, il est hautement probable que les Etats à faible croissance, comme la France, ne trouvent pas sur les marchés  des moyens pour financer le coût de leurs dettes et de leurs déficits.

Ce qui nous guette c’est ni plus, ni moins que le défaut de paiement.

Je ne crois pas au scénario catastrophe, systémique qui entraînerait la faillite en cascade des Etats. Les Etats ont des ressources et les pays émergeants, au risque de perdre l’ensemble de leurs avoirs en bon du trésor, ne peuvent se le permettre.

Pour autant, nous ne pourrons pas faire face à l’ensemble de nos obligations. Et c’est là que nous aurons à faire des choix. Nous devrons apprendre à vivre sans la drogue dure que constitue le crédit.

Et je vous fais le pari que nous ne prendrons pas le risque de mettre en péril les fonctions régaliennes de l’Etat ou l’avenir de nos enfants.

Non irons au plus simple.

Nous sacrifierons nos anciens. Vous verrez que ma génération n’assumera pas l’incurie politique de nos anciens.

Vous avez aimé la guerre des civilisations, vous allez kiffer la guerre des générations.

Déjà nous voyons fleurir une littérature d’enfants post-soixante-huitards expliquer tout le bien qu’ils pensent de leurs aînées. Elle se met en place et nous servira de charpente, de justifications idéologiques pour faire des choix durs.

Vous verrez qu’à la fin de la prochaine décennie nous parlerons assez librement de l’appauvrissement programmé et nécessaire des retraités issus du baby-boom.

Vous ne me croyez pas ? Vous verrez.

Nous commencerons par jouer avec la monnaie pour fabriquer de l’inflation. Ce qui nous permettra à la fois de diminuer la charge de la dette et de réduire les coûts relatifs des retraites dues au titre de la répartition.

Ensuite, à l’instar de certains pays africains, nous nous habituerons à payer les retraites avec un lance-pierre.

Et enfin, nous finirons par liquider, purement et simplement les caisses de retraites, et les droits que nous trouverons extravagants.

CaptainDash is born, yeah !!!

2010 janvier 18
mots-clés :
par bruno walther

Ceux qui me connaissent un peu savent que je nourris, depuis quelques années, une passion pour le monde de la data et plus spécifiquement pour les enjeux de data visualisation.

Au fils de ces années, je me suis forgé trois convictions majeures.

1. Les solutions d’analyse de données c’est le calvaire de l’expérience utilisateurs. Pour arriver à manipuler un flot de données, il faut non seulement avoir une culture de statisticiens mais savoir requêter une base de données. C’est le monde merveilleux du tableur. Avec comme conséquence directe, une expérience utilisateurs peu intuitive et une productivité faible.

2. Alors que nous pouvons accéder à des flots de données quasi-infinies, que nous disposons d’outils de calculs extraordinairement puissants, de logiciels (adobe air et Sliverlight) permettant de générer des interfaces riches, les modèles de visualisation de données n’ont quasiment pas évolué depuis John Tukey. La représentation graphique reste enfermée dans les représentations classiques d’effectifs cumulés, de nuages de points, de diagrammes, de boîtes à moustaches, de sparklines… C’est une formidable perte d’efficience dans l’analyse.

3. Les modèles d’analyses et de mesures de la performance sont aujourd’hui non pertinents parce qu’ils reposent sur un postulat fondateur caduc. Ce postulat veut que ce soit l’ensemble des actions marketing, au sens large, qui fabriquent le comportement d’achat. Dès lors, l’enjeu de l’efficacité publicitaire consiste à mesurer l’impact de toutes les actions marketing pour tenter d’isoler leurs performances et de comprendre leurs efficacités. C’est une erreur conceptuelle majeure car il est faux de penser que seules les actions marketing pèsent sur la décision d’achat. Bien au contraire, l’essentiel des facteurs qui contribue à la décision d’achats est aujourd’hui exogène aux actions marketing : le moral des ménages, le climat social, la météo, l’actualité, les films à la mode influent massivement sur les décisions d’achats.

Bref, il n’existe pas sur le marché de solutions permettant à un marketeur d’accéder facilement aux données, de les manipuler et des les analyser pour avérer sa contribution au P&L de l’entreprise.

Je pense que c’est une anomalie de marché majeure. Et avec mon copain, Gilles Babinet, nous avons décidé d’y remédier, en s’associant pour créer CaptainDash.

CaptainDash c’est est un éditeur de « dashboard on-demand » destiné aux directions « communication & marketing » qui permet :

  • d’optimiser l’ensemble des dépenses de communication.
  • d’intégrer sur une plateforme unique toutes les données fournies aux marketeurs, de les visualiser et de les corréler. Concrètement vous accédez, en un clic, à l’ensemble de vos données.
  • de visualiser et d’analyser l’ensemble de leurs données qu’elles soient endogènes à l’entreprise (ventes, actions marketing…) ou exogènes (météo, trafic routier…),
  • de comprendre les corrélations entre les différents facteurs qui concourent à la décision d’achats, qu’elles soient endogènes ou exogènes.

CaptainDash constitue un progrès majeur pour les directions marketing.

Et pour moi un retour à mes premiers amours, l’entrepreneuriat.

Je quitte aujourd’hui mes fonctions de CEO d’OgilvyOne pour me consacrer avec passion au développements de CaptainDash.

Je resterai proche d’OgilvyOne, qui est une agence formidable, en continuant  pendant quelque temps à accompagner les grands clients de l’agence. Je veux saluer le talent et l’éthique d’Ogilvy et de ses collaborateurs. Ogilvy n’est pas un réseau comme les autres. Il a quelque chose en plus. Ce petit plus c’est l’exigence stratégique et l’éthique qui rend ce réseau si exceptionnel.

Voilà, c’est une page qui se tourne et la naissance d’une nouvelle aventure.

Magie du 2.0, vous allez pouvoir suivre en direct le développement d’une solution rupturiste.

Enjoy !

PS 1 : By the way, nous recrutons.

PS2 : le site de captaindash

PS3 : le fil twitter de captaindash

Next decade (2/5) La pub est morte, vive le ROI (2/5)

2010 janvier 4
par bruno walther

Il n’y a pas une semaine sans que l’on annonce la mort de l’imposition du message publicitaire et du bon vieux 30 secondes.

Pourtant, alors que l’ensemble des éléments qui nous permettent de mesurer l’efficience de la publicité sont au rouge, le 30 secondes se porte bien.

Vous en doutez ?

Un chiffre. L’investissement des annonceurs sur le digital croît moins vite que l’audience. Dit autrement, l’argent investi, par temps de cerveaux d’internautes disponibles,diminue chaque année.

C’est incroyable mais rationnel.

Les formats qui permettent à une marque de s’exprimer sur le net sont balbutiants. Qu’il s’agisse du display ou de l’email, ces formats sont souvent des transpositions sur Internet des logiques traditionnelles d’imposition des messages publicitaires.

La réalité est que nous n’avons pas encore inventé le format, ou le système de communication, qui permet à une marque d’émerger émotionnellement dans l’univers digital.

C’est pour cela que la publicité traditionnelle résiste aussi bien.

J’ai pourtant la certitude que la prochaine décennie sera marquée par un changement radical dans la manière de penser les marques et de les faire communiquer.

Premièrement, nous voyons bien qu’un système, où le consommateur avale près de 2000 messages publicitaires, ne peut pas être extraordinairement efficace et durable. A force d’être sur matraqué, le consommateur a développé des anticorps et réagit de moins en moins favorablement aux stimuli publicitaires.

La preuve l’ensemble des grandes marques mondiales – d’American Apparel à Facebook en passant par Sephora, Jetblue ou Zappos – qui ont émergé durant la dernière décennie l’ont fait sans avoir recours aux formes traditionnelles de publicité. Elles ont émergé parce qu’elles ont inventé une expérience utilisateurs unique où le mix marketing se construit en rupture avec les logiques d’imposition de messages publicitaires. La marque se vit plus comme une imposition mais comme un service.

Deuxièmement, les nouveaux géants issus du 2.0 sont entrain de construire des outils de communication réellement post-publicitaires. Des services d’échantillonnages de Facebook à Brandlift, les marques vont enfin disposer de solutions leur permettant de dépasser la bannière et le lien promotionnel pour construire des services avec une charge émotionnelle exceptionnelle.

Enfin, Google avec les liens promotionnels a fait goûter, à des milliers d’annonceurs, la joie de la mesure de la performance. Une nouvelle génération de CMO (Chief Marketing Officer), qui a grandi avec Google et le culte du ROI, est entrain de prendre le pouvoir. Une génération qui ne se contente plus des « elle est cool cette pub », des « j’adore la créa », ou des « super ton taux d’agrément ». Une génération qui pense que ce que je fais doit être mesurable, traçable, prouvable. Cette génération qui a 35 ans aujourd’hui sera aux commandes des compagnies à la fin de la décennie et imposera au monde du marketing et de la communication des outils de mesure de la performance réellement efficient.

Ce changement radical de mode de pensée que d’aucun appelle « Math Marketing » ou « prédictive marketing » va durablement et profondément changer le monde de la communication. Avec des conséquences assez radicales pour l’ensemble de l’industrie.

Assez rapidement ce n’est les messages que les annonceurs achèteront mais la performance pure. Avec des conséquences assez fondamentales pour le modèle économique des agences et des éditeurs. Vous verrez qu’à la fin de la décennie les revenus à la performance représenteront l’essentiel de la marge brute des agences et des médias.

En terme de RH, les compétences qui manipulent et comprennent les données marketing verront leur salaire s’envoler et prendront le pouvoir au sein des structures de communication. Les « cool guys » de la prochaine décennie ne seront plus les créatifs ou les web-guys mais les statisticiens.

Et enfin, alors que les annonceurs comme les agences sont aujourd’hui très low-tech avec pas ou peu d’outils de workflow, la décennie sera marquée par des investissements assez significatifs pour structurer, processer et organiser les dispositifs marketing.

Le marketing va inévitablement devenir technologique et c’est cool.

Next decade (1/5): la révolution automobile, la vraie !

2010 janvier 1
par bruno walther

Au cours des dernières décennies, la voiture est passée d’un formidable objet de liberté qui faisait rêver à une contrainte :

  • policière, avec obsession sécuritaire du zéro mort
  • écologique avec l’obsession de l’émission « zéro carbone »
  • fiscale avec une énergie de plus en plus taxée

Bref, la voiture ne fait plus rêver. Et c’est là que cela devient intéressant.

L’automobile est une catégorie critique qui doit totalement se réinventer pour survivre.

À un moment où la technologie (GPS, convergences numériques, propulsion électrique…) comme la société (écologie, « commoditisation » des modes de consommation…) crée un univers propice à des innovations radicales.

C’est pour cela que je suis certain que la prochaine décennie sera marquée par un shift sans précédent dans l’industrie automobile. Le premier, depuis Henri Ford, qui se traduira par une rupture de l’expérience utilisateur.

À la fin de la décennie, nous aurons réinventé notre rapport à l’automobile et nous vivrons une expérience de conduite et de déplacement radicalement nouvelle.

Radicalement nouvelle sur la propulsion. Il y a fort à parier que la voiture électrique, sur le mode de betterplace, remplacera la voiture à carbone que nous utilisons aujourd’hui. Ce sera une rupture majeure dans la vie de nos villes. Avec au-delà du bénéfice en terme de réduction des CO2, un progrès sensible en matière de pollution sonore. Progrès qui risque de modifier le prix du foncier de certains immeubles aujourd’hui décotés parce que bruyants.

Radicalement nouvelle sur le modèle économique des voitures. Aujourd’hui nous achetons une voiture, payons mensuellement une assurance et achetons de l’essence pour la faire fonctionner. Demain, à l’image de ce que nous faisons dans la téléphonie mobile, il y a fort à parier que nous achèterons des forfaits avec des volumes d’heures. Nous utiliserons la voiture comme une commodité.

Radiclament nouvelle sur l’expérience de conduite. À la fin de la prochaine décennie, les systèmes d’assistance au garage seront devenus une norme et nous aurons probablement totalement oublié comment faire un créneau. Les GPS nous permettront des services d’assistance à la conduite. Les systèmes de divertissement auront transformé nos voitures en des espaces ludiques massivement multi joueurs, où chaque passager pourra choisir le programme de son choix. Il est probable qu’à la fin de la décennie, le mobile nous permettra de contrôler notre voiture en déclenchant à distance la mise en marche de la climatisation ou du chauffage des sièges…

Bref, nous allons vivre une décennie qui va réinventer l’automobile post-carbone. Et l’automobile va devenir une catégorie « funky ».

Une jolie décennie en perspective…

2009 décembre 31
par bruno walther

Nous allons changer de décennie et j’en suis très excité…

La dernière décennie fut marquée par des changements prodigieux. Nous l’avons commencée avec Loana dans la piscine et nous la terminons avec Twitter. La boucle est bouclée…

Plus sérieusement, j’ai la certitude que ce que nous avons vécu dans les dix dernières années n’est qu’un avant goût de changements majeurs qui se préparent.

Nous savons tous que la révolution est là. Mais nous sommes encore à l’âge de pierre du numérique, du génie génétique, de la green economy et de la globalisation. Les grandes bascules se préparent mais n’ont pas encore eu lieu.

Je vous fait le pari que ces bascules se produiront dans la prochaine décennie.

Nous allons vivre dans les 10 prochaines années, les révolutions, dans nos modes de vie et nos manières de penser, les plus intenses que l’humanité n’ait jamais eu à encaisser.

Je pense que ces révolutions vont impacter 5  grandes catégories :

  • la mobilisation et l’engagement avec le mouvement « data for the people ! »
  • les systèmes publics
  • l’automobile
  • la communication  et le marketing
  • les interfaces hommes-machines

Dans les prochains jours je vais publier une série de posts sur ces 5 révolutions majeures.

Enjoy la décennie !

Et oui, moi aussi, je deviens un vieux con !

2009 décembre 18
par bruno walther

La semaine dernière fut, pour mes enfants, celle des conseils de classe. Et là surprise. Facebook compte maintenant dans la note de vie scolaire. Mini fronde des enfants qui crient au viol de leur intimité et de leur liberté d’expression.

À ce stade, je n’avais pas vraiment d’avis. Mi surpris, mi amusé qu’une start-up californienne puisse impacter directement le bulletin de notes de collégiens en France.

Puis en faisant des recherches, via Facebook search et Google, j’ai découvert une nouvelle facette de Facebook. Nettement moins fraternelle.

Un Facebook qui constitue un concentré du pire des comportements d’ados mal dans leur peau, qui ne savent pas poser des limites. Un Facebook où l’insulte devient un code de conduite, l’humiliation une norme et la bêtise la plus crasse, une règle de vie.

Tout d’un coup, je me suis mis à comprendre une administration totalement dépassée par un réseau social lui-même totalement débordé et dévoyé de son usage premier.

Et là, je me suis dit qu’intégrer dans une note de vie scolaire des comportements sur Facebook était entendable. C’est un moyen pour faire la pédagogie des réseaux sociaux et faire comprendre à des adolescents où est la limite entre un update de statut et la calomnie.

Vous allez probablement trouver que j’opère un swap idéologique dangereux.

Certes, vous avez raison.

Commencer à noter les comportements sur les réseaux sociaux est un acte fort qui peut déboucher sur des pratiques liberticides. Et se savoir observé par l’administration de son école sur un réseau social est difficilement acceptable.

Mais ce raisonnement, que je partage, a une limite.

Cette limite c’est le rapport étrange qu’entretiennent les ados avec Facebook et dans une moindre mesure avec les Skyblog.

J’ai été assez étonné de la discussion que j’ai eu avec mes enfants, et leurs amis, à propos de la note de vie scolaire.

Non seulement, ils ne comprennent pas les notions de privacy sur Facebook : de ce qui est public et référençable, partagé avec les amis de ses amis, partagé avec ses amis ou totalement privé.

Mais plus globalement ils ignorent ce vieux concept que nous appelions au siècle dernier la netiquette. Pire lorsqu’ils sont sur les réseaux sociaux ils « twist » et appliquent un mode de pensée différent du monde réel.

Un exemple ?

Ils trouvent totalement inenvisageable d’insulter un professeur en pleine classe, mais pas plus choquant que cela de créer un groupe public intitulé « « nom du prof » est un con ». Ils pensent que c’est une question de liberté d’expression qui existe depuis la nuit des temps. Le raisonnement est simple : « avant les élèves s’exprimaient en faisant des graphitis sur le mur des toilettes maintenant c’est sur un wall sur Facebook, où est le problème ? »

Et bien, avant comme maintenant, quand un élève se faisait prendre entrain de graphiter un mur, il se faisait sévèrement sanctionner. Non seulement parce qu’il dégradait l’établissement mais aussi et surtout parce qu’il portait atteinte à l’intégrité de l’enseignant.

Et surtout imaginer que poster un message sur un blog, un wall ou un groupe public est la même chose que faire un graphiti, démontre une incompréhension totale de ce qu’est l’Internet social. Un graphiti restait dans les toilettes d’un établissement. Alors qu’un message posté sur le net a un don d’ubiquité. Il se développe, voyage. Il devient visible par des milliers voir des millions de personnes et vient entacher la e-réputation de l’individu insulté.

Quitte à passer pour un vieux con, mon point est le suivant : les ados disposent d’une chance incroyable.

Ils ont hérité d’un outil extraordinaire, bâti par d’autres, appelé Internet et plus particulièrement le web social. Ce web s’est construit par itérations. Nous avons peu à peu créé des règles implicites de savoir vivre ou plutôt de savoir partager.

Aujourd’hui nos enfants s’y jettent avec passions et s’auto approprient ce territoire.

Ce qui est formidable à un détail près. Ils y arrivent en ayant aucune conscience des règles de netiquette et arrivent à transformer Facebook en un cloaque où les ados, les plus mal dans leur peau, s’y font humilier et les enseignants totalement maltraités. Et c’est là un vrai danger de dénaturation des réseaux sociaux et au-delà de confusion des genres pour les ados.

Dans ce contexte, intégrer dans une note de comportement scolaire, qui juge de la qualité du comportement et de la participation à la vie scolaire, le respect d’un minium de règles sur les réseaux sociaux, me semble dans ce cadre une bonne chose.

Google Wave et l’email marketing

2009 décembre 10
par bruno walther

Ma présentation sur Google Wave lors du what’s hot de l’EBG le 10 décembre.

Twitter, l’impudeur, l’empathie et moi

2009 novembre 26
par bruno walther

Ces derniers jours, j’ai vécu une séquence de mon existence émotionnellement intense où j’ai découvert une nouvelle facette de Twitter.

Le 20 Novembre, notre quatrième enfant, Vadim, est venu au monde très précocement et sans que nous nous y attendions.

Mardi 17 Novembre, ma femme a des contractions. Inquiète, elle se rend à Necker (qui suit sa maternité). Ils l’hospitalisent. Ma femme se plaint de douleurs, mais les examens sont positifs : pas d’ouverture du col, les échographies et les sérologies sont impeccables.

Jeudi soir, je quitte ma femme vers 21h30, rassuré, après qu’une sage-femme nous indique que le ventre est souple.

3h15 ma femme tente de me joindre. L’ensemble des téléphones de la maison (4 lignes avec les mobiles) sont sur vibreurs. Inquiète elle appelle et réveille sa mère qui se précipite chez nous. Elle sonne sans succès. Au bout de 10 minutes, mon fils se réveille et ouvre la porte.

3h40 je suis réveillé par ma belle mère. Premier choc, imaginez vous à 3h40 du matin dans votre lit, vous ouvrez un œil et votre belle mère vous fait face. Elle me dit que ma femme est entrain d’accoucher.

Irréel. Je suis dans un état second. Mi réveillé et totalement choqué je fonce dans la voiture. Sans réfléchir, une sorte de logique reptilienne, je sors mon téléphone et je tweet en courant dans la rue.

Première bizarrerie de penser à twitter dans ces moments là.

Je fais une grosse ligne droite sur le boulevard Montparnasse. En une minute, je suis à Necker. Le parking est vide. Je cours vers la salle de travail.

Je retweet.

Je croise ma femme. Cela fait maintenant 40 minutes que les médecins lui ont dit qu’ils allaient sortir le bébé en urgence. Elle est angoissée. Terriblement angoissée. J’ai juste le temps de lui faire un bisou. Même pas le temps d’échanger une phrase, il l’emmène en salle d’opération.

Tout va très vite, trop vite. Quelques seconde se passe et je vois jaillir (il n’y a pas d’autres mots) une équipe, assez virile, du SAMU pédiatrique avec un incubateur.

Je comprends plus où je suis, j’ai l’impression d’être dans un mauvais rêve. Non, j’ai plutôt l’impression d’assister à un épisode de Greys Anatomy ou Dr House. A un détail près, je suis dans la série.

Tout s’affole autour de moi. Je perds pied.

De veilles images, des odeurs, des réflexes reviennent. Avec Héléna, nous avons trop fréquenté cet hôpital, vécu les montagnes russes des parents d’enfants malades. Je me dis le cauchemar revient. Je maudis le destin. Je me ferme. Impossible de sortir un mot. Trop peur d’exploser en sanglot.

Et là deuxième bizarrerie, je m’accroche quasi physiquement à la timeline de twitter. J’ai le sentiment étrange que la timeline est une excroissance de ma conscience. Là, vous vous dites que j’ai fumé la moquette. Pourtant, je vous assure que c’est comme cela que j’ai vécu l’instant.

Je tweet, par réflexe, mes sentiments, ce que je vois. Et là un truc incroyable se produit. Des gens que je connais ou pas me répondent. Je reçois des messages de San Francisco, de Paris, de Pekin… De jolies messages de soutien. Certains me proposent de les appeler si j’ai besoin de parler.

Peu à peu je reprends pieds. Je m’aperçois que je ne suis pas seul. . Je suis envahi de good vibes, de gens qui me parlent en live, me soutiennent alors qu’il n’est que 4 heures du matin.

Je me dis cela alors qu’en toute objectivité la situation s’assombrit. Le staff m’explique ce qui va se passer. Mais je ne quitte pas des yeux la timeline. Au moment où un pédiatre m’explique les conséquences de la très grande prématurité, je découvre, via twitter, que Newton était un préma.

Au moment où l’équipe du Samu me demande le nom de mon fils, je leur réponds hébété « je ne sais pas encore ». Ils me répondent « pas grave, prenez votre temps ». Nous avons le barcode pour le suivre. Sur le barcode, il l’appelle Garçon Walther. Cela me fait sourire, à peine né et déjà geek.

Je le tweet.

Moment incroyable, je vois mon fils dans l’incubateur. Je leur demande s’ils peuvent attendre pour que ma femme voit son fils ne serait-ce qu’une seconde. C’est symboliquement important. Ils sont d’accord. L’équipe médicale fonce et pousse en courant le brancard de ma femme. Là je me dis nous sommes vraiment dans une série TV. Je ne sais pas ce qui me prend, je le prends en photo avec mon téléphone et je l’ubbertwitte.

Et là je commence à recevoir des messages de félicitation. Des mazel tov ou des Mabrouk. Je lis les messages qui envahissent ma timeline.

Ma femme est épuisée et effondrée. Je lui montre les messages venant de twitter. Elle sourit.

Merde. Grâce à twitter je réalise enfin. Ce que je suis entrain de vivre n’est pas une catastrophe, un retour en arrière, mais une merveilleuse nouvelle, une naissance. Très vite un prénom s’impose, alors que cela fait des mois que nous n’arrivons pas à en trouver un. Il s’appellera Vadim.

Immédiatement je le tweet.

J’ai repris des forces. En une heure, je suis passé du père d’enfant malade proscrit à l’excitation du jeune père. C’est miraculeux. J’appelle les enfants. Je leur annonce que Vadim est né.

Il est 8h du matin. Twitter et facebook se réveille. Nous sommes littéralement inondés de messages de félicitation et de soutien.

Alors que mon fils s’appelle, pour l’assistance publique des Hôpitaux de Paris, Garçon Walther, des centaines de gens souhaitent la bienvenue à Vadim.

Mes enfants savent que leur petit frère est né et s’appelle Vadim depuis à peine une demi-heure pourtant à l’école, magie de Facebook, tout le monde les félicite.

Mes enfants ne verront probablement pas leur petit frère avant des semaines, peut être des mois, pourtant grâce à twitter et Facebook, ils réalisent que leur frère existe.

Mon histoire personnelle fait que j’ai vécu, dès 1995, la vie d’un parent d’enfant malade. Des années de montagnes russes, de doutes, de peurs au ventre et de solitude. J’ai hélas vécu de nombreuses nuits dans la froideur des couloirs de Necker à attendre, terrorisé par cette solitude, ce bruit, cette odeur. Ce moment où vous vous sentez seul au monde, où le destin vous domine.

Ce 20 novembre s’annonçait comme ces centaines d’autres nuits. Froide et terrifiante où l’évolution d’une constante peut vous déchirer le ventre. Bref, pour moi un grand retour en arrière. Pourtant il n’en fut rien. Ce fut une matinée de solidarité, de chaleur.

La différence ?

Twitter et Facebook !

Oui, cela peut paraître ballot, infantile et candide. Mais je le dis comme je l’ai vécu : twitter et facebook m’ont permis de transcender une fatalité. A la froideur, à la solitude des couloirs froids de Necker, ce sont substituées la chaleur et la solidarité de twitter.

Dans ces moments-là, twitter cristallise le meilleur de l’humanité. Simplement parce que derrière des followers se cachent des humanités. Qui quand elles se mettent en marche vous portent, au sens littéral du terme.

Face à la très grande, prématurité, twitter vous permet de rentrer dans la paternité, de créer une identité, de nommer votre fils, de le faire exister malgré son apparence, sa fragilité. Et je le dis comme je l’ai vécu. Twitter, à un moment clef de ma vie, m’a permis de passer de la détresse au combat. De la tristesse à la joie.

Oui j’ai été impudique. Terriblement. Mais grâce à twitter et à vous, j’ai pu passer le cap. Assumer un rôle de mari et de père. Faire face.

Merci.

Cette expérience m’a fait toucher du doigt un truc incroyable. Nous parlons souvent d’intelligence collective à proposde Twitter. Je pense que nous avons tort.

Twitter met en mouvement un truc supérieur à cela. Twitter crée les conditions de l’empathie collective. C’est la promesse induite et  implicite. Et c’est probablement ce qui explique le prodigieux succès de Twitter.

Refus de se faire vacciner : quand les médecins effacent 4 siècles de progrès !

2009 novembre 13
par bruno walther

83% des personnels de la santé ont refusé de se faire vacciner. Cette statistique est ahurissante.

Qu’une personne en charge de la santé refuse de se faire vacciner est une double faute.

D’abord, une faute professionnelle majeure vis-à-vis des patients.

Non seulement en ne se faisant pas vacciner, un personnel soignant se transforme en un puissant vecteur de propagation. Mais surtout, il expose des patients, par essence déjà malade donc fragile, à un risque qui peut être majeur. Un exemple de ce n’importe quoi : uniquement 40% du personnel soignant de l’Hôpital Necker, qui soigne majoritairement des nourrissons, des enfants, quelques femmes enceintes et des personnes immunodéprimées, est aujourd’hui vacciné.

Une faute professionnelle qui aura probablement des conséquences pénales. Il est probable que les familles de patients morts à cause d’une grippe A, contractée lors d’un séjour hospitalier, poursuivent pour mise en danger de la vie d’autrui les personnels non vaccinés

Les médecins et autres personnels soignants qui ne se vaccinent pas me font penser à ces types qui pratiquent la backroom sans capotes !

C’est ensuite et surtout, une insulte majeure à l’éthique fondamentale de la médecine moderne.

Pendant des millénaires, le drame de l’être humain a été que la médecine se confondait avec des pratiques, des rituels magiques, incantatoires et religieux. La croyance dans le surnaturel et la rumeur populaire étaient le fondement de toutes les formes de guérison.

Il a fallu attendre les lumières, avec la culture de l’expérimentation, les progrès de la chirurgie, la découverte du microscope qui a induit la révolution biologique, pour que la médecine moderne dès le dix-neuvième siècle permette à l’humanité de se débarrasser des croyances et des rumeurs populaires.

Pour qu’enfin, apparaisse une médecine fondée sur une approche scientifique et raisonnée.

La médecine moderne, en imposant contre les églises et les croyances populaires, des règles d’hygiène; en lançant de vastes campagnes de vaccination; en investissant, grâce aux laboratoires de recherche publics et privés, massivement ; et surtout, en prenant le risque de se tromper, c’est-à-dire de tuer des patients en expérimentant de nouvelles pratiques, a réussi à sauver des milliards de vies humaines.

Juste quelques chiffres pour se rappeler de quoi nous parlons :

evolution+esperance+de+vie

Evolution espérance de vie en France

Et ce n’est qu’un début.

Les progrès que portent les nanotechnologies, la génomique, la télémédecine… ouvrent à l’humanité la perspective de voir d’ici peu l’espérance de vie s’allonger prodigieusement.

Pourtant aujourd’hui en France, nation de Pasteur et Curie, 8 soignants sur 10 préfèrent se fier à la rumeur populaire qu’à la recommandation de l’Organisation Mondial de la Santé et de l’ensemble des Ministères de la Santé dans le monde.

Voir un médecin refuser de s’inoculer un vaccin, par confort ou parce que la croyance populaire n’y est pas favorable, est plus qu’une insulte à l’Histoire de la médecine moderne, c’est un renoncement.

Un renoncement à l’humanisme scientifique qui en dit long sur le délitement des valeurs de progrès qui menace la société occidentale.

Twitter list : le thesaurus de l’intelligence collective

2009 novembre 5

Depuis quelques mois  je trouvais Twitter de moins en moins excitant. J’allais même jusqu’à trouver les statuts Facebook plus intéressants, plus interactifs…

Et vint une nouvelle feature : « list ».

Et là, un nouveau Twitter m’est apparu.

Un Twitter beaucoup plus efficient. En permettant de thématiser les personnes que vous followez, Twitter vous permet non seulement de constituer des flux de données sur des sujets précis mais surtout de lutter contre la pollution de tweets sans intérêt.

Un Twitter qui retrouve sa générosité originelle. Oui, généreux dans le sens où vous permettez à des inconnus, voire à des concurrents, d’accéder à une thématique de twitter user que vous avez patiemment construit.

Et surtout, un Twitter qui se dote, avec la fonction « list », d’un pilier structurel qui le transforme en une alternative crédible à Google pour la recherche d’information.

Premièrement, en demandant aux utilisateurs de thématiser les users, Twitter est entrain de construire le thesaurus de l’intelligence collective. Un thesaurus géant en éternel mouvement, animé par des millions d’users, à travers la planète, qui permet d’agréger sur des sujets très pointus des expertises planétaires, très rapidement et finement

Deuxièmement, Lle classement volontaire par un internaute, dans des catégories précises et ouvertes des users qu’il suit, est une source d’informations extraordinairement précieuse et fine sur la qualité et la nature des users. Une source qui permet de générer des scores de pertinence sur des requêtes, bien plus efficientes qu’un pagerank.

Par exemple, si vous cherchez une information sur la géothermie, il est évident qu’un user qui est classé par des centaines d’internautes dans des dizaines de listes où le terme géothermie (ou des occurrences proches) remonte, permet clairement de définir qu’à priori cet utilisateur est le spécialiste de la géothermie. Dès lors, le moteur pourra faire ressortir prioritairement les posts de cet user considéré comme un spécialiste référent et fiable par la communauté.

Cette nouvelle feature « list » est un des mouvements, les plus intelligents et aboutis, opéré par Twitter.

Il va permettre de faire éclore un thesaurus extraordinairement pertinent pour classer l’immense quantité d’informations produites sur Twitter. Mais surtout, il crée un socle méthodologique pour qu’une nouvelle génération d’outils de recherche d’information, basé sur l’intelligence collective, voie le jour.

C’est la revanche du cerveau humain sur le silicium.

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By the way à quoi sert l’impôt ?

2009 octobre 24
par bruno walther

Depuis la nuit des temps l’impôt est un instrument qui permet de prélever de l’argent pour financer une dépense publique. Rien de plus, rien de moins !

Sauf depuis quelques années. Insidieusement nos politiques sont entrain de changer la nature même de l’impôt pour en faire un instrument moral.

Un outil du dirigisme moral qui est là pour nous dire ce qui est bien ou mal. Pour châtier les méchants et imposer de nouvelles pratiques.

On taxe ainsi le méchant carbone, les méchantes banques, les méchantes antennes relais, les méchants prospectus, les méchants sacs en plastique, etc.

La fiscalité sarkozyste est la réincarnation post-modern du Gosplan à la française, de cette volonté de toute puissance des politiques qui imaginent qu’à coup d’impôts nouveaux, ils pourront planifier la croissance.

Plus personne ne se soucie du rendement de l’impôt, de son efficience.

Non, la seule chance qui compte c’est sa dimension symbolique, démagogique, qui permettra de démontrer que les politiques se mobilisent.

Et quand l’impôt n’est plus là pour financer les dépenses publiques mais pour imposer de nouveaux codes moraux c’est non seulement l’ensemble des valeurs démocratiques que l’on attaque mais le principe même de l’impôt que l’on détruit.

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Wouahoo : 1 sur 30 !

2009 octobre 23
par bruno walther

J’ai découvert dans le Parisien une étude publiée par la revue scientifique « the Lancet » qui démontre qu’un enfant sur trente, dans le monde occidental, n’est pas celui de son père.

Oui, vous avez bien lu.

1 enfant sur 30, soit 3% des enfants ne sont pas les fils et filles de leur père. Dément mais fondamentalement assez cohérent avec les chiffres de l’infidélité.

Alors maintenant, tentons de datavisualiser cette statistique. Imaginez…

1. Prenez une classe d’enfants qui compte en moyenne 30 enfants. Statistiquement, un des enfants de cette classe n’est pas le fils ou la fille de son père.

2. Durant votre prochain meeting avec une grosse population d’hommes en cravate, dites vous que s’il y a 100 hommes dans cette salle, il y a 3 mecs qui pensent que leurs enfants sont la chair de leur chair alors qu’il n’en est rien. Inversement 3 types ne savent pas qu’ils ont des enfants biologiques…

3. Prenez une entreprise de 200 personnes, il y a statistiquement 6 personnes qui ne sont pas les fils ou filles de leur père.

Et ainsi de suite, il y a statistiquement en France 2 millions de personnes qui se trompent en pensant que leur père est leur père et à peu près autant de pères qui s’imaginent que leur enfant est issu de leur chair.

Moi, je vois 3 conclusions opérationnelles :

  1. Arrêter de vous prendre la tête avec votre arbre généalogique, il est forcément faux
  2. Si vous le pouvez, investissez dans une boîte qui fait du test de paternité en ligne
  3. C’est la démonstration définitive que votre fils ou votre fille est le (la) vôtre non pas, parce qu’il ou elle est issu(e) de vos spermatozoïdes, mais parce que vous l’avez en partie élevé(e)… (c’est beau comme du Emery :-) )

Des vidéos inspirantes…

2009 octobre 20
par bruno walther

The Future of Shopping

2009 octobre 19
par bruno walther