Depuis la nuit des temps l’impôt est un instrument qui permet de prélever de l’argent pour financer une dépense publique. Rien de plus, rien de moins !
Sauf depuis quelques années. Insidieusement nos politiques sont entrain de changer la nature même de l’impôt pour en faire un instrument moral.
Un outil du dirigisme moral qui est là pour nous dire ce qui est bien ou mal. Pour châtier les méchants et imposer de nouvelles pratiques.
On taxe ainsi le méchant carbone, les méchantes banques, les méchantes antennes relais, les méchants prospectus, les méchants sacs en plastique, etc.
La fiscalité sarkozyste est la réincarnation post-modern du Gosplan à la française, de cette volonté de toute puissance des politiques qui imaginent qu’à coup d’impôts nouveaux, ils pourront planifier la croissance.
Plus personne ne se soucie du rendement de l’impôt, de son efficience.
Non, la seule chance qui compte c’est sa dimension symbolique, démagogique, qui permettra de démontrer que les politiques se mobilisent.
Et quand l’impôt n’est plus là pour financer les dépenses publiques mais pour imposer de nouveaux codes moraux c’est non seulement l’ensemble des valeurs démocratiques que l’on attaque mais le principe même de l’impôt que l’on détruit.
J’ai découvert dans le Parisien une étude publiée par la revue scientifique “the Lancet” qui démontre qu’un enfant sur trente, dans le monde occidental, n’est pas celui de son père.
Oui, vous avez bien lu.
1 enfant sur 30, soit 3% des enfants ne sont pas les fils et filles de leur père. Dément mais fondamentalement assez cohérent avec les chiffres de l’infidélité.
Alors maintenant, tentons de datavisualiser cette statistique. Imaginez…
1. Prenez une classe d’enfants qui compte en moyenne 30 enfants. Statistiquement, un des enfants de cette classe n’est pas le fils ou la fille de son père.
2. Durant votre prochain meeting avec une grosse population d’hommes en cravate, dites vous que s’il y a 100 hommes dans cette salle, il y a 3 mecs qui pensent que leurs enfants sont la chair de leur chair alors qu’il n’en est rien. Inversement 3 types ne savent pas qu’ils ont des enfants biologiques…
3. Prenez une entreprise de 200 personnes, il y a statistiquement 6 personnes qui ne sont pas les fils ou filles de leur père.
Et ainsi de suite, il y a statistiquement en France 2 millions de personnes qui se trompent en pensant que leur père est leur père et à peu près autant de pères qui s’imaginent que leur enfant est issu de leur chair.
Moi, je vois 3 conclusions opérationnelles :
- Arrêter de vous prendre la tête avec votre arbre généalogique, il est forcément faux
- Si vous le pouvez, investissez dans une boîte qui fait du test de paternité en ligne
- C’est la démonstration définitive que votre fils ou votre fille est le (la) vôtre non pas, parce qu’il ou elle est issu(e) de vos spermatozoïdes, mais parce que vous l’avez en partie élevé(e)… (c’est beau comme du Emery
)
La révolution est en marche !
Depuis quelques années maintenant, j’ai quelques doutes sur la pérennité de l’email. Mais depuis les premières démos de Google Wave, j’ai maintenant la certitude que nous allons assister à la disparition pure et simple de l’Email tel que nous le connaissons actuellement.
Vous en doutez ?
1. L’Email est une technologie ancienne de plus de 40 ans, très peu productive et surtout complètement obsolète au regard des évolutions de l’Internet.
2. Le succès de Twitter, des facebook status, de BlackBerry Messenger s’explique en grande partie par le fait qu’une part de plus en plus importante des terriens souhaite disposer d’une alternative à l’Email.
3. La chute constante et inquiétante des taux primaires en Emails marketing. En 5 ans, l’Email marketing a vu sa performance s’effondrer de près de 50 %, que ce soit en conquête ou en fidélisation.
C’est pour cela que Google Wave provoque autant d’excitation.
Voilà enfin un outil qui annonce clairement la couleur : notre mission est de remplacer l’Email !
Et ce remplacement n’est pas un simple swap technologique mais un tsunami.
Un tsunami qui risque de balayer l’ensemble des dispositifs de gestion de la relation client construit dans les dix dernières années. Si le consommateur shift et utilise de moins en moins l’Email c’est non seulement la mécanique mais l’ensemble des modèles économiques qui fondent la relation client qu’il faut revisiter.
Un tsunami qui menace l’existence des sociétés de technologies et de conseils, qui se sont développées sur l’Email marketing, et qui va nous obliger à réinventer l’ensemble de la pensée qui structure les logiques hors média.
Pour bien mesurer ce choc en préparation, il faut comprendre que l’Email n’a pas été une révolution conceptuelle pour le marketing.
Une boîte Emails n’est rien d’autre que la transposition d’une bonne veille boîte aux lettres dans le monde digital . C’est pour cela, qu’avec l’Email marketing, nous n’avons fait que radicaliser les mécaniques, qu’utiliser le marketing direct en le transposant à l’univers digital :
- Je me constitue un fichier en collectant des données,
- Je segmente mon fichier,
- J’engage une relation en personnalisant le discours, en poussant des offres et le niveau de pression
- Je contrôle ma performance en traquant mon consommateur dans un nombre limité d’univers (magasins, sites Web) et en mesurant l’effet direct de mes actions sur des éléments transactionnels.
Bref, je prends la main sur le consommateur en lui proposant des offres dans une relation unidirectionnelle.
Là, avec Google Wave (et l’ensemble des outils qui propose de remplacer l’Email) le consommateur est non seulement dans une conversation multidirectionnelle mais surtout multicanal. Depuis Google Wave, il peut engager une conversation avec une communauté d’un simple clic, transférer un message sur twitter, sur un blog, etc.
Google Wave n’est donc pas la simple transposition d’une logique qui existait dans le monde physique au monde virtuel mais l’invention d’un nouveau mode de communication radicalement inédit.
Et c’est là que Google Wave devient passionnant et extraordinairement complexe d’un point de vue marketing.
Qui peut dire comment se comportera un consommateur qui dispose d’un objet mutant pour communiquer et interagir avec ses proches ? Qui peut imaginer les ruptures dans le monde du travail qu’imposera un outil permettant une conversation multidirectionnelle ?
A ce stade personne !
Bienvenue dans un nouveau monde…
Je ne suis pas vraiment marxiste, mais force est de constater qu’il est entrain de s’installer dans ce pays une justice de classes ou plutôt une justice de castes.
Une justice de castes qui trouve normal de surveiller la vie privée des internautes mais totalement injuste et poujadiste de commenter la vie privée d’un Ministre.
Une justice de castes qui expulse en Afghanistan des migrants dont le seul crime est d’être entré illégalement en France mais qui s’indigne qu’une démocratie (la Suisse) puisse envisager d’expulser vers une autre démocratie (les Etats-Unis), une star en fuite, dont le crime est juste d’avoir pratiqué un “viol” sur mineur.
Une justice de castes qui met en place des lois liberticides basées sur la tolérance zéro, les peines planché, la perpétuité réelle pour les délinquants sexuels, mais qui s’indigne que l’opposition demande des comptes à un Ministre de la République qui reconnaît pratiquer le tourisme sexuel.
Une justice de castes où le président de la Villa Médicis écrit, sur du papier en tête de la République, à un magistrat pour expliquer qu’il entend faciliter l’insertion, avec l’argent du contribuable, de deux criminels reconnus coupables de viols avec violence sur mineurs. Criminels qui avaient pour mérite essentiel d’être les deux enfants de sa maquilleuse préférée.
Une justice de castes où le people constitue une nouvelle aristocratie.
Une aristocratie qui se plait à mettre en scène ces souffrances. Qui crie au fascisme quand elle se voit appliquer les mêmes lois et conditions de détention que le commun des mortels (cf : “Une Jeunesse Française” de Beigbeder).
Bref une aristocratie qui est entrain de faire le lit des prochaines révolutions.
Quand j’étais jeune la e.politique me fascinait. Au sens littéral du terme. C’est d’ailleurs par la e.mobilisation que j’ai découvert les BBS puis Internet.
Mais depuis 5/6 ans la e.politique me fatigue.
Je trouve qu’il ne s’y passe plus rien.
Toujours les mêmes logiques de mobilisations, de médiatisations, d’engagements, de pseudo conversations avec les élus.
Et fondamentalement, amusez –vous à regarder les sites des candidats et des partis. Et bien, vous vous apercevrez qu’il n’y a plus rien de neuf. Les campagnes de Bush en 2000 et d’Howard Dean continuent à structurer l’ensemble des dispositifs de e.mobilisation.
Et Obama me direz-vous ?
Certes Obama fut un tournant. Une capacité à utiliser avec intelligence les réseaux sociaux pour se placer au cœur des conversations.
Mais la réelle force d’Obama fut d’embarquer l’ADN de l’Internet du « Yes we can » au cœur de sa campagne. Obama fut pendant la campagne l’incarnation physique du positivisme et de la volonté de transformation messianique que porte le Net depuis sa création.
Avec le recul, je me demande si le renouveau de la e.mobilisation ne viendra pas des datageeks.
Depuis deux ans fleurit, sur le net, pléthore d’initiatives et de services qui en mettant la data au service des citoyens créent de nouveaux outils de mobilisation et de contrôle des élus.
Je me demande si l’ultime site de mobilisation ne constitue pas à générer des interfaces de datavisualization interactive pour permettre aux électeurs d’accéder à des gros sets de data. Une forme de preuve par l’exemple ultime où l’électeur peut littéralement jouer avec le projet ou le bilan d’un candidat ou d’un adversaire.
A suivre…
Cette année, en observant l’addiction de ma fille à Miley Cyrus … je me suis dit qu’il était entrain de se passer quelque chose avec les peoples.
Plus précisément, je me suis convaincu que l’émergence des réseaux sociaux était entrain de faire basculer les peoples du statut de starlette ou de machine à générer des clichés en authentique média.
Usuellement, un people est une personne avec une forte notoriété que vous croisez au fil des magazines.
Donc, lorsque vous êtes une marque et que vous souhaitiez profiter de l’effet d’entraînement d’un people pour booster votre notoriété ou votre bonding, la mécanique est assez simple et éprouvée. Vous faites tout ce qui est possible (RP, contrats de placement, events…) pour que des clichés des peoples consommant votre marque se retrouvent dans la presse people.
Sauf que l’avènement des réseaux sociaux, et en particulier de Twitter, est entrain de bousculer la donne.
Les people ne sont plus simplement des machines à générer des photos qui se retrouvent sur du papier glacé. Non, ils deviennent d’authentiques média diffusant des fils d’actualité, au fil de l’eau et agrégeant des communautés puissantes, ciblées, hyper addictives et réactives.
Quelques exemples :
- Miley Cyrus 1,894,567 followers
- Ashton Kutcher (aplusk) 3,502,097 followers
- Britney Spears (britneyspears) 3,150,970 followers
- Demi Moore (mrskutcher) 1,942,63 followers
- The Real Shake 2,176,715 followers
- Mc Hammer 1,397,029 followers
- Lance Armstrong 1,910,472 followers
Le phénomène des “twitter peoples ” n’est pas anecdotique. Les 50 premiers peoples sur Twitter génèrent une audience cumulée (certes avec un très fort niveau de duplication) de 90 000 000 de personnes. Vous imaginez la puissance d’impact.
Le “twitter people” est non seulement un formidable média pour diffuser auprès d’un public de fans un message d’empathie avec une marque ou un produit mais surtout une machine de guerre pour diffuser des offres commerciales et promotionnelles. Une anecdote : pendant le tournage de la pub pour …. Demi Moore Tweet le produit ( )
Mon point de vue est que nous allons assister assez rapidement à une monétisation du contenu des people sur les réseaux sociaux, qui risque de révéler des surprises.
Un exemple :
Prenez un twitter people avec 2 000 000 de followers :
- Imaginons que ce twitter people passe un deal avec une régie qui monétiserait auprès de marques, d’enseignes ou de e-marchands, l’audience de ce people.
- Prenons un taux de CPC intégrant la notoriété et la valeur d’image de ce people de 2 dollars. Certes c’est cher mais c’est la valeur du people
- Imaginons un taux de clics moyens de 5 % (raisonnable pour un people sur twitter).
- Pour rester dans une logique premium et éviter la surpression publicitaire, imaginons qu’un twitter people ne tweet un message à vocation commerciale que 2 fois par semaine.
Immédiatement ce people générait 200 000 dollars par tweet.
Soit 400 000 dollars par semaine.
Et 26 millions de dollars de revenus additionnels par an !
Not so bad !
Le People est un média !
Cette année, en observant l’addiction de ma fille à Miley Cyrus … je me suis dit qu’il était entrain de se passer quelque chose avec les people.
Plus précisément, je me suis convaincu que l’émergence des réseaux sociaux était entrain de faire basculer les people du statut de starlette ou de machine à générer des clichés en authentique média.
Usuellement, un people est une personne avec une forte notoriété que vous croisez au fil des magazines populaires peu coûteux et avec un très haut niveau de diffusion.
Bref, lorsque vous êtes une marque et que vous souhaitiez profiter de l’effet d’entraînement d’un people pour booster la notoriété ou l’attachement à votre marque, la mécanique est assez simple et éprouvée. Vous faites tout ce qui est possible (RP, contrats de placement, events…) pour que des clichés des people consommant votre marque se retrouvent dans la presse people. Formule magique pour faire circuler, sans aucun investissement média, dans une presse à forte audience.
Sauf que l’avènement des réseaux sociaux, et en particulier de Twitter, est entrain de bousculer la donne.
Les people ne sont plus simplement des machines à générer des photos qui se retrouvent sur du papier glacé. Non, ils deviennent d’authentiques média diffusant des fils d’actualité, au fil de l’eau et agrégeant des communautés puissantes, ciblées, hyper addictives et réactives.
Quelques exemples :
Ashton Kutcher (aplusk) 3,476,710
Ellen DeGeneres (TheEllenShow) 3,135,546 26 429 13
Britney Spears (britneyspears) 3,121,970
Kim Kardashian (KimKardashian) 2,199,137
Oprah Winfrey (oprah) Chicago, IL http://www.oprah.com 2,137,811
Demi Moore (mrskutcher) http://twitter.com/mrskutcher 1,922,631 109
Lance Armstrong (lancearmstrong) 1,895,526 109 3,067 11 months ago 15.
Le twitter people est non seulement un formidable média pour diffuser auprès de public, nicher un message d’empathie avec une marque ou un produit. Regarder l’exemple de …
Le twitter-people est devenu une machine de guerre pour diffuser des offres commerciales et promotionnelles.
Les 50 premiers people sur Twitter génèrent une audience cumulée (certes avec un très fort niveau de duplication) de 90 000 000 de personnes, cela vaut un peu d’argent. Vous imaginez la puissance d’impact.
Mon point de vue est que nous allons assister assez rapidement à une monétisation du contenu des people sur les réseaux sociaux, qui risque de révéler des surprises.
Un exemple.
Prenez un twitter people avec 2 000 000 de followers :
. Imaginons que ce twitter people passe un deal avec une régie qui monétiserait auprès de marque, d’enseigne ou de e-marchand, l’audience de ce people.
. Prenons un taux de CPC intégrant la notoriété et la valeur d’image de ce people de 2 dollars. Certes c’est cher mais de la performance marketing pour un people existeront inévitablement des annonceurs.
. Imaginons un taux de clics moyens de 5 % (raisonnable pour un people sur twitter).
Immédiatement ce people générait 200 000 dollars par tweet.
Pour rester dans une logique premium et éviter la surpression publicitaire, on pourrait imaginer qu’un twitter people ne tweet qu’un message à vocation commerciale que 2 fois par semaine.
Et bien ce people serait en situation de générer 400 000 dollars de revenus additionnels par semaine soit plus de 26 millions de dollars par an. Not so bad !
La campagne présidentielle au Congo fut probablement la plus démente que j’ai eu le loisir d’observer… Un exemple : Ali Bongo on stage pendant un meeting….
Et oui ce type, fils d’Omar Bongo, on stage est probablement le prochain président du Congo. Respect !
Nous avons tendance à imaginer que le processus historique qui sous tend les évolutions technologiques est comme l’idéologie. Qu’elles se succèdent à coup de rupture forte, fracassante, révolutionnaire. Nous avons inconsciemment une vision léniniste des processus d’innovation. Nous imaginons qu’un petit groupe d’hommes aussi déterminés qu’isolés peut engager des bouleversements révolutionnaires majeurs.
En réalité, il n’en est rien.
L’évolution technologique est un processus lent, graduel.
Les innovations technologiques empruntent toujours un chemin itératif. Elles dialoguent. Elles se chevauchent, s’entrecroisent. Tel nouveau procédé technique rencontrera un besoin de la société, profitera de la créativité d’un génie trouve tout, du talent d’un industriel qui en fera une réalité quotidienne.
L’innovation emprunte toujours le même chemin :
- des visionnaires mettent aux points des concepts, voire des prototypes expérimentaux à partir des innovations disparates de leurs prédécesseurs ou de leurs contemporains.
- ce premier état technique, fragile, se voit fortifié au fur et à mesure qu’il se diffuse et rencontre un besoin profond de la société.
- l’innovation échappe peu à peu aux techniciens qu’il l’on créée.
- Des financiers donnent à la technologie les moyens de se développer.
- Des hommes et des femmes de marketing rentrent dans le processus d’innovation et renforcent la désirabilité et l’utilisabilité de la nouvelle technologie.
- des industriels lui permettent de devenir accessible aux plus grands nombres.
- l’innovation rentre dans la vie quotidienne
Les innovations technologiques sont donc hautement prévisibles et ne constituent pas des révolutions mais des évolutions.
En ce moment, je me passionne pour l’ensemble des sujets liés aux théories du vieillissement.
J’ai la conviction que l’Homme (ou plus probablement la femme) qui vivra jusqu’à 250 ans est déjà né. À l’occasion, je posterai un papier fouillé sur le sujet.
Donc le week-en dernier, entre 2 BBQ, j’ai eu une sorte d’Eureka à la lecture d’une thèse qui tente de modéliser le vieillissement expliquant l’apathie idéologique, le manque de vista et de solutions face à la crise sans précédent que nous traversons.
J’explique.
La plupart des chercheurs s’accordent à reconnaître que le vieillissement serait dû à une accumulation d’erreurs dans les voies de transmission d’informations, à l’intérieur des cellules ou des organismes, qui aboutit à une dégradation progressive mais irréversible de notre organisation constitutionnelle et fonctionnelle.
Dit autrement et très synthétiquement, cela revient à dire que l’accumulation des erreurs dans un système d’informations conduit irrémédiablement à la dégénérescence puis à l ’extinction de l’organisme.
Et bien je pense que ce qui arrive à la pensée sociale démocratique et au dogme classique provient exactement du même phénomène.
Depuis 100 ans nous accumulons les erreurs dans les voies de transmission d’informations sociétales ou économiques.
Ici ce sont nos indicateurs de performance, comme le PIB, le PNB ou le calcul de l’inflation qui sont discutables. Là nos modèles de création monétaire (cf le RMB, la FED). Encore ici notre rapport à l’innovation ou le calcul de la prise de risque (cf agences de notations)…
Bref, l’accumulation d’erreurs est juste entrain de pousser le système à une forme de dégénérescence ultime qui génère une fragilité extrême.
Ce que je veux dire c’est que la renaissance de notre économie et de notre modèle économique dépasse la question de la relance classique.
Elle passe probablement par la création de nouveaux indicateurs de performance qui nous permettraient d’inventer un système d’informations plus transparent et plus moderne.
C’est un fait : je twitt.
Beaucoup de gens dans mon entourage s’en étonnent. Ils se demandent comment je fais pour twitter en travaillant ou inversement
En discutant avec un copain, assez off line, j’ai compris que pour lui micro-blogger était au mieux une forme de nonchalance au pire une perte monstrueuse de productivité.
Pourtant c’est juste l’inverse.
Quitte à en choquer certains, je trouve que Twitter est probablement, avec le Blackberry, l’outil de productivité le plus efficace et le plus pertinent.
En donnant vie à une forme d’intelligence collective et en vous permettant de vous connecter très simplement et rapidement avec votre communauté, Twitter démultiplie considérablement votre capacité à aller vite et à exécuter les choses.
Simplement parce que Twitter vous permet de bénéficier de la courbe d’expérience, de l’intelligence, du savoir faire de l’ensemble de vos followers.
Le plus étonnant est que lorsque vous tentez d’expliquer ce genre de choses, à des personnes moins connectées, vous vous rendez assez vite compte qu’ils bloquent, peine à vous croire, imaginent que vous post-rationalisez un pseudo rapport à l’intelligence collective pour justifier votre addiction à Twitter.
En fait, une énorme partie des gens ont dû mal à intégrer le fait que l’humain a fait le même chemin que le PC.
Il y a quelques années les ordinateurs étaient mono tâche. Vous deviez choisir entre ouvrir photoshop et utiliser un tableur. Vous ne pouviez clairement pas travailler sur deux applications en même temps sans que votre ordinateur ne rame. Aujourd’hui, les ordinateurs sont devenus multitâches.
Et bien, c’est pareil pour les humains.
Nous arrivons à être multitâches. À travailler sur un sujet pointu ou à participer à une conversation tout en twittant.
C’est le début de la mutation, de la naissance de l’humanoide 2.0.
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