La ritournelle des marques en ce moment est de savoir comment elles doivent intégrer la nouvelle réalité digitale. Pas une marque qui ne souhaite disposer d’un site web avec l’expérience la plus immersive, la plus hype, la plus 2.0.
Plus je déploie ce genre de solution pour nos clients, plus j’ai un drôle de sentiment. Je me demande, de plus en plus, si les marques ne sont pas en train de se tromper de combat sur le net.
L’enjeu n’est pas tant d’avoir des sites web participatifs, ou des sites web qui font splash, ou des sites web qui offrent une expérience totalement immersive.
Non ! Je pense que l’enjeu est plus profond.
Plus profond, et plus cruel pour les directions de la communication. Plus cruel parce qu’il impose aux directions de la communication une révolution « galiléenne ». Une révolution au sens non pas marxiste du terme, mais au sens etymologique, un changement d’axe, de perspective…
En réalité, l’enjeu de la digitalisation des marques est avant tout un enjeu de service. Sur le net, les marques doivent rendre service. Et le succès des wigdets n’est rien d’autre que l’incarnation de cet état de fait. J’aime les widgets non pas parce qu’ils sont des widgets mais parce que ce sont des applications qui me rendent un réel service.
L’enjeu pour les marques n’est pas simplement de créer des services utiles et efficaces. Non, il est plus complexe. Il consiste à créer pour les marques des services totalement en phase avec leur propre ADN et qui pourront s’intégrer, sans violence, dans les écosystèmes des consommateurs.
Réfléchir non plus en termes de mood boards, de codes graphiques ou de contenus, mais en termes de services capables d’enrichir réellement le patrimoine des marques, tel devrait être le nouveau combat des directeurs de la communication. Il est là le vrai enjeu.




Bonjour Bruno,
Je pense même que cette révolution dont tu parles est bien plus importante que cela. Elle n’impact pas seulement les directions communication mais bien l’ensemble de la direction de nos chères entreprises. L’apparition de ces nouvelles applications permet à l’internaute et donc au consommateur de prendre le pouvoir : c’est l’apparition du conso-acteur et du pinko marketing (là je fais référence à un article de Marketing on the beach).
?
Effectivement, les entreprises doivent proposer un véritable service aux internautes au travers de leurs applications web mais elles doivent elles aussi venir à la rencontre de leur “cible” pour définir leurs orientations : nouveaux produits ou services. L’apparition de solution comme feedback 2.0 et son utilisation par de grandes marques comme Renault symbolise un véritable un changement en profondeur de nos organisations. Le consommateur reprend sa place aux cotés des actionnaires, les directions doivent répondre aux exigences des uns et des autres pour pérenniser leur développement.
Qu’en penses-tu ? Je vais trop loin