Clinton contre Obama, ou le combat du publicitaire contre l’évangéliste
Nous ne savons pas encore qui va gagner les primaires démocrates, mais je trouve que le combat entre Hillary Clinton et Barak Obama, plus qu’un combat entre 2 lignes politiques opposées, marque une opposition assez nette entre deux visions radicalement opposées de la communication.
D’un côté, Hillary Clinton, avec une vision très publicitaire de la communication. Hillary soigne la posture, incarne le produit présidentiel, impose des messages et joue sur la répétition pour tenter de convaincre.
De l’autre, Obama, avec une vision “évangéliste” de la communication. Evangéliste plus que participative. Evangéliste dans le sens où l’essentiel n’est pas d’imposer mais de mobiliser. L’essentiel n’est pas tant de convaincre que d’impliquer.
Les appels aux dons d’Obama et d’Hillary Clinton sur le net illustrent à la perfection ces deux visions, radicalement différentes, de la communication. Hillary Clinton martèle qu’elle a besoin d’argent pour faire l’histoire, elle répète, encore et toujours, qu’elle a besoin d’argent… Obama, quant à lui, ne demande pas d’argent. Non. Il explique que, tous ensemble, nous avons quelque chose d’incroyable à faire et qu’ensemble, oui, nous pouvons changer.
Et bien, savez-vous qui lèvent le plus d’argent grâce à ses films ?
Obama !
Hillary Clinton, qui fut Première Dame des Etats-Unis quand le web n’existait pas encore, ne peut clairement pas comprendre les nouvelles logiques de la communication post-internet.
Une victoire d’Obama aux primaires créera fatalement un choc pour les annonceurs qui auront devant leurs yeux la démonstration, pure et parfaite, de la puissance de la communication d’engagement où l’essentiel n’est pas d’imposer mais d’engager.



