Pendant que je regardais, comme tout bon Français qui se respecte, la série “FBI portés disparus”, j’ai eu un éclair.
En fait “FBI portés disparus” est une série TV sociale et profondément anti Bush. Et oui, je vous le dis “FBI, portés disparus” est une série profondément subversive. Résolument anti Bush.
Cela peut vous paraître bizarre, mais derrière cette série policière, les SUV dernier cri et les costumes très républicains des acteurs se cachent une vraie satire sociale.
Un exemple, le dernier épisode que je regardais.
Une femme est déclarée disparue (je sais, ça commence toujours de la même manière). On découvrira à la fin de la série qu’elle fut assassinée dans les premières heures de sa disparition. Cette femme est une mère célibataire pauvre. Employée d’une chaîne de grande distribution (avec un logo qui ressemble étrangement à Kmart), elle ne dispose d’aucune couverture sociale et ne peut subvenir à ses besoins. Elle est obligée d’avoir un double emploi et d’enchaîner les ménages. On découvre au fil de la série que son fils (1 an et demi) a des troubles auditifs. Il a besoin d’un appareil auditif et bien sûr sa mère n’a pas de couverture sociale. La mère se retrouve au bout du rouleau et devient, malgré elle, une transporteuse de drogue. Elle se fait voler de la drogue par la nourrice, junkie, de son fils. Les narcotrafiquants décident de liquider la mère de famille.
Durant les 3 épisodes de la série ont dépeint l’Amérique blanche et pauvre.
La morale de la série : un système économique absurde a transformé une honnête mère de famille, douce et dévouée, travailleuse et innocente, en transporteuse de drogue, qui sera massacrée par des méchants trafiquants de drogue sans scrupule.
Au passage, on découvre que les trafiquants de drogue ont comme complice le responsable d’un Wall Mart.
Je pourrais continuer comme cela, pendant des heures, à décrire la série “FBI portés disparus”.
Mais regardez bien cette série et vous vous apercevrez qu’elle est une violente critique sociale contre l’Amérique post reaganienne.
Je pense que le succès des séries est précisément dû au fait que les séries sont dans le dernier espace de création qui ose encore transgresser les codes politiques et sociaux de l’Amérique des années Bush et Clinton.




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