Archive pour mars 2008



Facebook continue à croître

L’audience de Facebook continue à croître prodigieusemement : + 77 % en un mois (selon compete.com).

Twitter continue une percée, en réalisant une augmentation de son audience de + 4 360 % en un seul mois.

Eliot Spitzer et les escortes : les images du site d’escorting aujourd’hui disparu…

Eliot Spitzer est la méga-star du moment aux Etats-Unis. Spitzer est (ou plutôt était) le gouverneur de l’état de New York. Soutien d’Hillary Clinton, il s’est fait connaître en défendant l’éthique et en attaquant des réseaux de prostitution…Sauf que… En démantelant un réseau en Europe et aux Etats-Unis, le FBI vient de se rendre compte qu’Eliot Spitzer était le client d’un de ces réseaux.

Rien de bien neuf, me direz-vous ?

Jeté à la vindicte populaire, ce père de famille et sa femme sont humiliés, obligés à des contritions publiques comme seule l’Amérique sait en produire, et sera fatalement poussé à la démission… Rien de bien neuf.

Sauf que, à bien y regarder, c’est une évolution majeure. Eliot Spitzer utilisait ce réseau de prostitution via un site d’escorts, “emperor club”, haut de gamme : 5 000 dollars de l’heure. Il choisissait en ligne, puis donnait rendez-vous à une escorte via son téléphone mobile. Voilà un bel exercice de convergence. C’est là, la vraie nouveauté et la démonstration que les grands élus américains sont bel et bien connectés aux réseaux.

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Le dernier “friends” de Jérôme Kerviel sur Facebook a été interpellé

C’est dingue.

Le seul “friends” de Jérôme Kerviel  a été interpellé par la brigade financière mercredi 12 janvier, rapporte Europe1.

La radio indique que l’interpellation s’est produite à l’issue d’une perquisition dans les salles de marchés, au siège de la banque. Le parquet a confirmé à Reuters qu’un courtier d’une filiale de la Société générale avait été interpellé.

Comme quoi il faut surveiller ses fréquentations sur facebook.

Searchme.com : futur leader du net ?

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Hier, un des associés de Sequoia nous a fait une démo de SearchMe. Searchme c’est du lourd : 31 millions de dollars de levé auprès de Sequoia, DAG Venture et Lehman Brothers.

Searchme est bluffant. Vraiment bluffant. Une nouvelle rupture ergonomique dans la recherche d’information. Les réponses apparaissent dans une ergonomie “iTunes look like”, avec un défilé de captures d’images des sites. Le petit plus dans la recherche est l’apparition de catégories (comme dans un thésaurus classique).

En rendant la recherche plus ludique, je pense que Searchme risque de bousculer la manière dont nous cherchons de l’information sur le net.

Buzzman est un dadaïste

Le sujet du dernier “Digital Summit” d’Ogilvy New York, Verge, était Dada, Data, Alpha, Beta…

La vision d’Ogilvy est que le dadaïsme est la forme artistique qui nourrit aujourd’hui Internet.

En regardant la dernière opération “incrediblefall” de Buzzman pour Samsung, je suis en train de me dire que c’est si juste…

Buzzman est un dadaïste. Un vrai.

Après l’oreille de bœuf, la chute du parachutiste et les chutes sans fin…  La dernière campagne (), “incrediblefall”, est une pièce dadaïste…

Du CRM au FRM : Fan Relationship Marketing

Nous avons l’habitude de raisonner en termes de relation client. Mais dans cette époque où nous cherchons à viraliser nos contenus, à concentrer nos efforts d’investissements sur les clients les plus attachés et les plus fidèles à la marque, les vieux schémas qui encadrent les logiques CRM sont probablement dépassés.

Les marques qui réussissent ont dépassé le cadre de la relation client / marque ou consommateur / produit.En réalité, les marques puissantes agissent auprès de leurs clients comme les stars sportives auprès de leurs fans. Elles vendent un rêve, une capacité d’émancipation, une part de rêve, un sentiment d’appartenance.

Apple, Google, Diesel, Puma n’ont plus de consommateurs, ils ont des fans. Oui des fans.

A l’instar des équipes de sport, ce sont ces fans qui structurent le cœur de l’audience, de l’attachement à la marque, de la création de valeur. Les fans attirent les supporters, les supporters attirent un public plus large.

Demain, les marques passeront du CRM au FRM : Fan relationship Marketing. L’enjeu sera d’identifier et d’animer des communautés de fans.

Facebook, ou le syndrome Palavas-les-Flots

En ce moment sur le net, c’est un peu comme si nous vivions au rythme des hauts et des bas qui animent le monde de la nuit.

Ce qui était chicissime hier, devient ringard aujourd’hui. Ce qui était le lieu à fréquenter le mois dernier, devient le lieu le plus ringard qui soit le mois suivant.

En juillet, facebook était en France le must ultime, aujourd’hui c’est devenu une sordide discothèque à Palavas-les-Flots.

Nous nous lassons aussi vite que nous aimons.

En réalité, comme dans le monde de la nuit, dès qu’un spot devient trop visible, trop populaire, envahi par des populations endogènes, nous le quittons.

C’est une vraie question pour la valorisation des modèles communautaires massifs comme Facebook. Les valorisations atteignent leurs sommets au moment où les sites sont les plus hypes, au moment où les VC se disent que l’audience est en train d’imploser, nous allons enfin réussir à monétiser l’audience.

Et là, boum. L’audience se paupérise, le site perd sa saveur et fatalement à terme son audience.

Aaron Koblin, ou Le Petit Prince dans le web 2.0

Aaron Koblin, vous connaissez ? Un artiste avec un projet 2.0.

Aaron Koblin, c’est un peu le petit prince perdu dans le 2.0.

Il propose à des internautes de dessiner des moutons. Il rémunère chaque mouton dessiné pour 2 cents, qu’il revend 4 cents. La démo est là.

Aujourd’hui, plus de 10 000 moutons ont été dessinés…

Espn score center

Le saviez-vous ?

Espn développe une application online qui permettra d’avoir, en temps réel, l’ensemble des scores, de l’ensemble des matchs, pour la majorité des sports dans le monde.

Espn360.com : le business model n’est pas un problème

« ESPN360.com est un business qui rencontre un succès énorme. Nous ne savons pas où il va. Nous ne sommes pas sûr du business model. Ce n’est pas grave, nous innovons et nous trouverons un business model. Et ce service deviendra très rentable »

G. Bodenheimer
Président d’ESPN

Incroyable

J’ai le principal associé de Sequoia Partner devant moi

:-)))))

Espn : la beta perpétuelle

« Nous sommes en beta perpétuelle depuis 1979. C’est le secret de notre réussite. Nous essayons tout. Quand ça marche nous continuons. Quand cela ne marche pas, nous passons à autre chose ».

G. Bodenheimer

Président d’ESPN

Dada, data, alpha, beta

Digital summit d’Ogilvy à New York…

Autour d’une thématique simple et puissante. La révolution digitale est aujourd’hui drivée par le dada, la data, l’alpha et le beta…

Dada, oui dada

Définition du dadaïsme dans Wikipedia : dada, dit aussi dadaïsme, est un mouvement intellectuel, littéraire et esthétique qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques. Malgré la guerre mondiale, la censure et la mise au pas des tentatives révolutionnaires dès la fin des hostilités, Dada connut une rapide propagation internationale. Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance et le jeu avec les convenances, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les “vieilleries” du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.”

Et oui, le dadaïsme est bien le courant artistique fondateur du net aujourd’hui.

Data : parce que tout part de la data. Amazon, Google, ebay, facebook tout est data sur le net… La data est devenue la première source de valeur de biens des sociétés pour optimiser les canaux, trouver des innovations, vendre plus et mieux…

Alpha. Tout le monde veut être alpha. L’Alpha dans les universités américaines est l’élève le plus attractif, qui sort avec les plus jolies filles, a les meilleurs résultats… Alpha est le symbole de ces “first users” que nous voulons toucher pour qu’ils évangélisent nos spots, nos idées, nos produits….

Beta, parce que la beta perpétuelle est la nouvelle réalité du marketing et de la communication aujourd’hui…

Du « You can do it » de Nike au « Yes, we can » d’Obama.

Nul ne sait encore qui gagnera les primaires coté démocrate, mais une chose est sure : Barak Obama aura radicalement changé, en quelques mois, la manière de faire de la communication.

En 30 ans, nous sommes passés de l’énergisant « You can do it » de Nike à l’entraînant « Yes, we can » de Barak Obama. « You can do it » fut le symbole emblématique du renouveau libéral.

Cette signature marqua symboliquement la rencontre improbable entre Elton John et Milton Friedman. De cette rencontre détonnante entre les logiques de développement personnel issues des années 70 et la fierté retrouvée des économistes libéraux.

De cette époque marquée par la toute puissance du moi (rappelez-vous le tube « Me, myself and I »), par la quête du dépassement de soi perpétuel, par la volonté farouche de s’émanciper des logiques collectives, qu’elles soient étatistes ou communautaires. « You can do it » était un cri lancé à l’humanité : qui que vous soyez, où que vous soyez, vous pouvez le faire, vous devez le faire…

Firmament de l’idéal libéral, « You can do it » fut entendu, du fond des usines à sueur poisseuses, par les petites mains chinoises qui, à force de petits challenges individuels, transformèrent un pays du tiers monde en une redoutable puissance industrielle.

Ce qu’a formidablement bien compris et synthétisé Barack Obama, c’est que le libéralisme en tant que vertu du dépassement de soi est devenu un idéal dépassé en Occident. La menace communiste a disparu, entraînant dans son sillage cette idée fausse qu’un système de production, un mode d’organisation économique pouvait être au moins un système de valeurs, au plus une religion.

Le jeune Occidental ne veut plus simplement courir pour faire mieux et plus vite que son voisin. Non, il veut redécouvrir les bonheurs de l’engagement collectif.

Il veut croire que le monde peut être meilleur. Il veut croire en un destin collectif. C’est la force, le positivisme du « Yes ». Il veut passer du “je” au “nous”. Il veut appartenir à un ensemble entraînant. C’est la force du « we ». Il veut être plus fort ensemble.


Comme souvent dans les moments de bascule, le plus étonnant c’est que les slogans jaillissent ici ou là à des points et des moments différents. Comme s’ils se coordonnaient, participaient à un plan concerté.

Dans les années 70, les revendications fleurissaient partout en Occident. De New York à Paris en passant par Rome, elles dessinaient les mêmes espérances, les mêmes volontés de rupture. A posteriori, on pouvait y lire les grands mouvements qui allaient bouleverser le monde au cours des années 80.

Aujourd’hui, les slogans aussi s’interpellent. De « ensemble, c’est possible » à « Yes, we can », les slogans invitent tous à un changement, à un jeu plus collectif…

Le capitalisme postcommuniste ne sera plus paranoïaque ni individualiste, mais évangéliste et communautaire. C’est là le grand changement de l’époque.

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