Les réseaux de telco, nouveaux maîtres de la diffusion
J’ai assisté à une conférence très enthousiasmante de Didier Lombard, Chairman et CEO du groupe France Telecom. Lombard a une vraie vision structurée, argumentée et surtout technologiquement solide.
Son postulat de départ est simple et très consensuel.
La Tv classique et les grands broadcasteurs sont dans le One to End (un émetteur s’exprime vers une multitude de clients). C’est une logique d’imposition des messages. Hors, aujourd’hui, les utilisateurs ne veulent plus se voir imposer des messages. Ils veulent choisir où et comment ils pourront accéder aux contenus. Ils veulent une flexibilité et une ubiquité totales des contenus. Dès lors, les logiques de grille de programmes et de canal unique de diffusion son obsolètes.
Jusque-là, rien de bien nouveau sous le soleil.
L’intérêt du raisonnement arrive au moment où Didier Lombard explique que dans ce contexte les acteurs télécoms ont toutes les cartes en main pour redessiner le paysage. Prudent, il précise que ce n’est pas uniquement France Télécom qui se trouve dans une situation favorable, mais l’ensemble des réseaux de télécommunication.
Simplement parce que les systèmes à plateforme centralisée (satellite, diffusion hertzienne ou TNT, pure player Internet) fonctionnent tant qu’il n’y a pas d’audience. Dès que l’audience devient massive, les systèmes centralisés n’arrivent plus à délivrer des contenus haut débit et interactifs avec une bonne qualité, parce qu’ils congestionnent. Tandis que les réseaux de communication, parce qu’ils possèdent des points d’accès au plus près du consommateur dans quasiment chaque rue, permettent aux opérateurs de réseaux de distribuer, avec une large bande, des contenus à la demande, c’est-à-dire délinéarisés sur tous les écrans.
Et c’est vrai. Les réseaux de communication sont aujourd’hui les seuls à être capables de proposer massivement une solution réellement novatrice de consommation média.
Et à partir de ce postulat, Didier Lombard développe une stratégie implacable.
Le propos de France Télécom n’est pas, et ne sera pas, de produire du contenu mais de proposer, très rapidement, de nouvelles expériences de consommation de celui-ci. Et ces expériences passeront par l’invention de nouvelles interfaces permettant l’ubiquité et la délinéarisation des contenus. Finie la télévision à la grand-papa où je zappe pour changer de chaîne et où je suis obligé de regarder mon film préféré sur ma télévision au milieu de mon salon.
Ainsi, France Télécom va lancer avec cinécinéma une offre de diffusion de contenus totalement délinéarisée et multiplateforme. Les contenus vidéos pourront être consultés soit au travers d’une grille de programmes complètement linéarisée, mais aussi en VOD et en catch-up TV. Jusque-là, c’est bien, mais non-révolutionnaire. La vraie révolution est que je pourrai choisir de consulter mes contenus sur ma télévision mais aussi, si je le souhaite, sur mon mobile ou sur mon pc. Je pourrai décider d’envoyer le film que je n’ai pas réussi à voir directement sur mon iPhone (avec abonnement Orange) ou mieux, dans le système vidéo de ma voiture.




-> les utilisateurs ne veulent plus se voir imposer des messages. Ils veulent choisir où et comment ils pourront accéder aux contenus. Ils veulent une flexibilité et une ubiquité totales des contenus.
Tout a fait d’accord… c’est tout à fait vrai pour notre génération moins celle de nos parents je trouve qui sont par exemple toujours attaché au journal de 20h ou 13h.
Ce que je me demande c’est comment TF1 et M6 (chaines à papa) vont évoluer et s’adapter, leur audience ne va faire que décroitre… c’est quoi leur avenir et leur rôle pour demain ? Des chaines qui ont été si puissantes (notamment TF1) peuvent-elles devenir insignifiantes ??
L’ORTF fut le diffuseur le plus puissant…
aujourd’hui l’ORTF n’est plus…
TF1 suit la même voie
ehh beh t’es categorique ! j’espere qu’ils lisent pas ton blog les gens de TF1… Un conseil M. Bouygues, vendez, et vite !!!