Le prix de l’essence n’en finit pas de monter. Chaque fois que je nourris ma voiture en essence, j’hallucine à la vue du prix du plein. Un litre d’essence aujourd’hui coûte 3 fois plus cher qu’un litre de Coca-Cola.
En cause, la spectaculaire montée du prix du baril : de 9,80 dollars/baril en 1998 à plus de 115 dollars aujourd’hui. Soit une inflation de plus de 1000 % en moins de dix ans.
Derrière cette montée se cache une absurdité : la proximité du « peak oil ». Le peack oil est une théorie du géophysicien Marion King Hubbert, théorie selon laquelle la production déclinera dès que la moitié des réserves mondiales aura été consommée. Pourtant les faits démontrent que cette théorie est fausse, simplement parce qu’elle ne tient pas compte des progrès techniques. Nous forons de plus en plus profond, arrivons à extraire plus de pétrole (35 % des réserves d’un puits aujourd’hui contre 20% dans les années 70) et découvrons tous les jours de nouvelles réserves. Ainsi les réserves prouvées étaient en 1980 de 29 années de production, en 1990 de 41 années et en 2007 de 46 années.
Les tensions de production aujourd’hui sont juste liées au sous-investissement des 15 dernières années. Avec un baril à 15 dollars, la majorité des puits n’étaient plus rentables et le retour d’investissement sur les missions d’exploration était plus que discutable. Mais avec un baril au-dessus des 30 dollars l’équation économique est très différente. Alors avec un baril au-dessus des 110 dollars… La réalité est que nous rattrapons très rapidement les tensions de production liées au sous-investissement des années 90. Il y a aujourd’hui largement assez de brut pour soutenir la croissance des marchés émergeants.
Le prix du barill est en réalité causé par la myopie des marchés qui continuent de croire que nous avons un problème de ressources en énergie fossile.
Cette myopie est dingue. C’est comme si le secteur des IT construisait des théories sur la croissance du marché des télécoms et de l’informatique en se basant sur les performances des microprocesseurs dans les années 70.
Cette myopie est d’autant plus dingue que les technologies propres couplées à la pression des écologistes (réglementaire et sociale) vont, dans les années à venir, challenger très sérieusement les pays producteurs, qui dans les 10 prochaines années se retrouveront avec des surcapacités de production.




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