Story telling et datavisualisation
Sur flowing data il y a quelques semaines, un post portait sur un sujet qui nous interrogent tous : « What Simple Rules Should You Always Follow When Designing Infographics? ».
Les quelques commentaires furent vraiment interpellant. En réponse, la majorité des lecteurs était autour du story telling, comme si la règle parfaite quand on souhaite designer un dashboard était d’être en situation de raconter une histoire.
Je sais pas pourquoi, mais je trouve ces réponses juste absurdes. Je ne comprends pas comment on peut imaginer que le rôle d’un dashboard soit du storytelling, surtout au moment où on cherche à le designer. C’est un biais absolu. Cela revient à dire que je connais l’histoire que je veux extraire de mon dashboard avant même de l’avoir réalisé et donc d’avoir crunché la data. C’est quand même bizarre. C’est comme si un médecin commandait une série d’analyses dans le seul but d’illustrer l’ordonnance qu’il a déjà écrite.
De mon point de vue, le rôle d’un dashboard est précisément l’inverse. Il consiste à permettre de faire sortir des interactions, des points de connexions, des informations que je n’imaginais pas avant de réaliser le dashboard et de cruncher les données. Car ce n’est pas le dashboard qui raconte une histoire, c’est la donnée. Le dashboard n’est qu’une interface. Et la plus belle des interfaces sera précisément celle qui saura s’effacer au profit de la donnée pour faire jaillir la réalité des points d’interdépendance.




Pour un magnifique compromis à ce que tu dis, voila la vidéo de Hans Rosling à la conférence TED:
http://www.ted.com/index.php/talks/hans_rosling_shows_the_best_stats_you_ve_ever_seen.html
Sublime!