Les bonnes questions à se poser avant de data-visualiser
Depuis quelques mois, de plus en plus d’initiatives sur la toile démontrent la pertinence de la mise en force graphique des datas pour comprendre et explorer de nouvelles stratégies marketing. Ces expériences deviennent de plus en plus artistiques. Terriblement bluffant.
Mais avec le temps, je commence à me lasser de ces expériences. Je me demande si le monde de la data-visualisation ne commence pas à subir le même sort que les sites en Flash il y a quelques années, où le “wahou” impact comptait plus que la valeur d’expérience et le plaisir.
Pour éviter les pièges du “wahou effect”, je me dis qu’avant de bâtir de nouveaux masques de data-visualisation, nous devons nous poser quelques questions de base.
Cette visualisation :
- peut-elle potentiellement faire surgir quelques réalités enfouies ?
- permet-elle de mettre en lumière des interactions évidentes ?
- permet-elle de gagner du temps dans l’analyse des données ?
- permet-elle d’être alerté, en temps réel, en cas d’anomalie dans mon dispositif marketing ?




Je me faisais la même remarque il y a quelques temps en utilisant Wordle.
Certes, Wordle n’est pas tout à fait un outil de data-visualisation (Quoique les mots soient devenus de la data depuis internet et la création des moteurs de recherche !).
Pour ceux qui ne connaissent pas Wordle, cet outil permet de résumer en un nuage de tags, le contenu d’un long discours ou d’un article en faisant ressortir les mots les plus souvent cités. L’effet Wahoo est immédiat, mais là, prudence, prudence. On peut avoir de très bonnes surprises avec un nuage de tags qui donne un résumé clair de la situation ou une catastrophe purement graphique mais vide de sens.
A ce jour mes meilleurs résultats sont dans l’exploitation de commentaires qualitatifs dans les études de marché et mon pire échec est le Wordle que j’ai utilisé pour résumer la stratégie de Skype dans l’un de mes billets.
Donc comme tu le soulignes si justement, la prise de recul est toujours bonne conseillère.