La colonisation de l’espèce humaine par les technologies est le préalable à la grande mutation
J’ai été littéralement frappé en lisant une histoire du colonialisme, de constater les similitudes entre le mouvement colonialiste et les technologies. Les deux se nourrissent de la rhétorique et étendent progressivement, subrepticement et relativement pacifiquement leur emprise.
Frappant à la lecture mais pas si surprenant car la technologie n’est rien d’autre que le plus grand mouvement de colonisation que l’espère humaine n’est jamais subie.
Et oui les technologies nous ont colonisés. Domptés, terrassés nous ne pouvons plus vivre sans elles.
Arrivées subrepticement, les technologies ont commencé à installer des colonies avancées au cœur de nos appareils industriels avant de prendre progressivement le contrôle de nos systèmes d’information, des flux financiers de la planète.
Ultime symbole de leur domination, les technologies prennent le contrôle des dernières interstices de nos intimités, contrôlent nos loisirs, sur déterminent nos plaisirs…
Notre système économique est régulé par des serveurs et des indices mathématiques surdéterminant notre appétit de consommation.
Face à la colonisation de l’espèce humaine nous n’avons plus que deux options : regresser ou muter.
Régresser pour retrouver notre liberté et notre puissance animale en se coupant des technologies. En débranchant tout. En revivant, couper les uns des autres. En nous privant des promesses des technologies médicales, des facilités technologiques et des paradis artificiels…
Bref être libre pour retrouver la misère, la tristesse et la souffrance propre à l’espèce humaine. C’est ce que dessinent certains mouvements issus de la deep ecology qui rencontre un succès grandissant.
Muter pour dépasser notre condition humaine et fusionner l’espèce humaine dans les technologies. Oui vous avez bien lu et là vous vous dites que j’ai sérieusement attaqué la moquette… Et pourtant je suis profondément sérieux.
Je pense vraiment que la colonisation de l’espèce humaine par les technologies est le préalable à la grande mutation.
C’est ce que nous enseigne l’histoire des colonisations. Les civilisations indigènes sont d’abord balayées puis en acceptant leur soumission, elles intègrent peu à peu les éléments de force du projet colonial. Ce mouvement d’acceptation donne naissance à un projet national, qui est toujours un objet mutant à mi chemin entre les promesses progressistes du projet colonialiste et les aspirations émancipatrices des civilisations soumises.
C’est cette fusion conflictuelle, entre les figures du dominant et du dominé, qui permet aux civilisations de muter.
Il est probable qu’une partie de l’humanité refusera ce nouveau contrat social et s’enfermera dans la deep ecology.
Mais une autre, techno-freek optera pour la fusion conflictuelle de notre patrimoine génétique humain avec les technologies.
Nous apporterons aux technologies notre capacité d’adaptation, de mutation, d’intelligence et d’agilité animale. Les technologies nous permettront de remplacer nos membres défaillants, de démultiplier nos forces, de sublimer nos sentiments et faiblesse.
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Je regrette toujours qu’il y ait autant de fautes d’orthographe dans vos articles.
Je n’arrive pas à lire un article entièrement…
Le fond a l’air pourtant intéressant.
Oups,
mea culpa…
j’ai eu un problème de mise à jour dans l’article
raisonnement pertinent.
Oui je pense même que notre génération sera amené à faire ce choix sous peu (avec les micro-puces sous-cutanée notamment)…
Ce qui est effrayant, c’est notre passivité à accepter tout cela, alors que notre mode de vie change radicalement et par forcément pour le meilleur.(caméra de surveillance, alimentation, traçabilité, etc..)