La data nouvelle frontière de la e-mobilisation ?
Quand j’étais jeune la e.politique me fascinait. Au sens littéral du terme. C’est d’ailleurs par la e.mobilisation que j’ai découvert les BBS puis Internet.
Mais depuis 5/6 ans la e.politique me fatigue.
Je trouve qu’il ne s’y passe plus rien.
Toujours les mêmes logiques de mobilisations, de médiatisations, d’engagements, de pseudo conversations avec les élus.
Et fondamentalement, amusez –vous à regarder les sites des candidats et des partis. Et bien, vous vous apercevrez qu’il n’y a plus rien de neuf. Les campagnes de Bush en 2000 et d’Howard Dean continuent à structurer l’ensemble des dispositifs de e.mobilisation.
Et Obama me direz-vous ?
Certes Obama fut un tournant. Une capacité à utiliser avec intelligence les réseaux sociaux pour se placer au cœur des conversations.
Mais la réelle force d’Obama fut d’embarquer l’ADN de l’Internet du « Yes we can » au cœur de sa campagne. Obama fut pendant la campagne l’incarnation physique du positivisme et de la volonté de transformation messianique que porte le Net depuis sa création.
Avec le recul, je me demande si le renouveau de la e.mobilisation ne viendra pas des datageeks.
Depuis deux ans fleurit, sur le net, pléthore d’initiatives et de services qui en mettant la data au service des citoyens créent de nouveaux outils de mobilisation et de contrôle des élus.
Je me demande si l’ultime site de mobilisation ne constitue pas à générer des interfaces de datavisualization interactive pour permettre aux électeurs d’accéder à des gros sets de data. Une forme de preuve par l’exemple ultime où l’électeur peut littéralement jouer avec le projet ou le bilan d’un candidat ou d’un adversaire.
A suivre…
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