CaptainDash is born, yeah !!!
Ceux qui me connaissent un peu savent que je nourris, depuis quelques années, une passion pour le monde de la data et plus spécifiquement pour les enjeux de data visualisation.
Au fils de ces années, je me suis forgé trois convictions majeures.
1. Les solutions d’analyse de données c’est le calvaire de l’expérience utilisateurs. Pour arriver à manipuler un flot de données, il faut non seulement avoir une culture de statisticiens mais savoir requêter une base de données. C’est le monde merveilleux du tableur. Avec comme conséquence directe, une expérience utilisateurs peu intuitive et une productivité faible.
2. Alors que nous pouvons accéder à des flots de données quasi-infinies, que nous disposons d’outils de calculs extraordinairement puissants, de logiciels (adobe air et Sliverlight) permettant de générer des interfaces riches, les modèles de visualisation de données n’ont quasiment pas évolué depuis John Tukey. La représentation graphique reste enfermée dans les représentations classiques d’effectifs cumulés, de nuages de points, de diagrammes, de boîtes à moustaches, de sparklines… C’est une formidable perte d’efficience dans l’analyse.
3. Les modèles d’analyses et de mesures de la performance sont aujourd’hui non pertinents parce qu’ils reposent sur un postulat fondateur caduc. Ce postulat veut que ce soit l’ensemble des actions marketing, au sens large, qui fabriquent le comportement d’achat. Dès lors, l’enjeu de l’efficacité publicitaire consiste à mesurer l’impact de toutes les actions marketing pour tenter d’isoler leurs performances et de comprendre leurs efficacités. C’est une erreur conceptuelle majeure car il est faux de penser que seules les actions marketing pèsent sur la décision d’achat. Bien au contraire, l’essentiel des facteurs qui contribue à la décision d’achats est aujourd’hui exogène aux actions marketing : le moral des ménages, le climat social, la météo, l’actualité, les films à la mode influent massivement sur les décisions d’achats.
Bref, il n’existe pas sur le marché de solutions permettant à un marketeur d’accéder facilement aux données, de les manipuler et des les analyser pour avérer sa contribution au P&L de l’entreprise.
Je pense que c’est une anomalie de marché majeure. Et avec mon copain, Gilles Babinet, nous avons décidé d’y remédier, en s’associant pour créer CaptainDash.
CaptainDash c’est est un éditeur de “dashboard on-demand” destiné aux directions « communication & marketing » qui permet :
- d’optimiser l’ensemble des dépenses de communication.
- d’intégrer sur une plateforme unique toutes les données fournies aux marketeurs, de les visualiser et de les corréler. Concrètement vous accédez, en un clic, à l’ensemble de vos données.
- de visualiser et d’analyser l’ensemble de leurs données qu’elles soient endogènes à l’entreprise (ventes, actions marketing…) ou exogènes (météo, trafic routier…),
- de comprendre les corrélations entre les différents facteurs qui concourent à la décision d’achats, qu’elles soient endogènes ou exogènes.
CaptainDash constitue un progrès majeur pour les directions marketing.
Et pour moi un retour à mes premiers amours, l’entrepreneuriat.
Je quitte aujourd’hui mes fonctions de CEO d’OgilvyOne pour me consacrer avec passion au développements de CaptainDash.
Je resterai proche d’OgilvyOne, qui est une agence formidable, en continuant pendant quelque temps à accompagner les grands clients de l’agence. Je veux saluer le talent et l’éthique d’Ogilvy et de ses collaborateurs. Ogilvy n’est pas un réseau comme les autres. Il a quelque chose en plus. Ce petit plus c’est l’exigence stratégique et l’éthique qui rend ce réseau si exceptionnel.
Voilà, c’est une page qui se tourne et la naissance d’une nouvelle aventure.
Magie du 2.0, vous allez pouvoir suivre en direct le développement d’une solution rupturiste.
Enjoy !
PS 1 : By the way, nous recrutons.
PS2 : le site de captaindash
PS3 : le fil twitter de captaindash






Effectivement, vous allez remplir un manque certains que j’ai pu constater aussi bien dans de grand groupes que dans des startups.
Vous recrutez quel type de profil au fait?
@metabaron : dev, UX, statisticiens, flashdesigners, chef de projet ++
Et on rentre comment en relation pour commencer de discuter boulot??
DM sur @captain_dash ou @bruno_walther
Bravo, longue vie à Captain Dash
Mouais, cette venture est à la fois excitante et laisse perplexe. J’ai beaucoup étudié les stats à une époque où je rêvais d’une “séismologie du social”.
D’abord, j’ai rencontré un paradoxe logique : on ne peut pas prédire, parce que non seulement les courants de fonds ne se lèvent pas toujours à l’est, et aussi parce que l’événement imprévu peut modifier la structure, radicalement. Mais ça, c’est la théorie.
J’ai donc abandonné face à la surdité sidérante des statisticiens quant aux choses de la culture et de l’imaginaire, qui jouent évidemment un rôle fondamental dans les conjonctures marketing.
Le qualiticien reste roi, pourvu qu’effectivement, il soit capable de quantifier, dans les coulisses de sa pensée.
Reste que, dans un tableur excel comme dans une programmation sur S ou R, ce qui donne du sens pratique aux résultats, c’est le nom donné à la colonne, tout en haut, et rien d’autres. L’excellence est à chercher dans la capacité à inventer des catégories identifiables et mesurables, pas dans les prouesses probabilistes.
Aucun statisticien n’a jamais prévu un événement ayant changé la donne marketing. Y a juste des écrivains qui y sont parvenus, parfois, par hasard.
Ceci dit, c’est sûr que le produit va marcher.