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Elvis, John, Mickael et Mark…

4 août 2010

Chaque génération a eu ses icônes. Dans les années cinquante ce fut le King, Elvis, les années 70 John Lennon et les années 80, Mickael Jackson.

A chaque fois ces icones ont symbolisé ou plutôt synthétisait une époque.

Elvis incarna le Rock’n Roll et la libération du corps face à une Amérique puritaine.

Pour Lennon ce fut le pacifisme et l’activisme des années 60.

Mickael Jackson, King of Pop, personnalisa le syncrétisme universel un peu candide de la fin du vingtième siècle, qui refusait de choisir entre les races et les sexes.

Et aujourd’hui me direz-vous ?

A mon avis, Mark Zuckerberg sera le digne successeur d’Elvis, Lennon et M. Jackson.

Vous trouvez que j’exagère ?

Regardez le niveau d’hystérie, d’amour ou de haines qu’il déclenche. Connaissez une rock star à qui Hollywood consacre un film biographique à moins de 30 ans ? Qui fédère plus de 500 millions de personnes ? Et surtout qui incarne parfaitement notre époque, y compris dans ses névroses ?

Vous allez me dire : « Bruno, tu délires, Mark Zuckerberg est un entrepreneur, pas une rock star !”

Bingo, et c’est précisément un des points passionnants de notre époque.

Jusqu’à la seconde guerre mondiale les héros et les martyres se recrutaient principalement dans la sphère politique, philosophique (et/ou religieuse) ou militaire. A partir de la seconde moitié du vingtième siècle, une nouvelle figure iconique s’est imposée assez naturellement au monde : le chanteur élevé au rang de star.

Après la religion et les utopies politiques, la musique incarnait une nouvelle capacité à changer le monde et à dépasser les frontières et les races. La star personnalisait l’aspiration des terriens à l’individualisme et aux divertissements. Elvis, Lennon et Jackson sont naturellement devenus les nouveaux totems de notre civilisation.

Ce qui est aujourd’hui  frappant c’est que la musique et le star système ont perdu, au profit des startup, cette capacité d’attraction, cette puissance de transformation sociale.

Tant au niveau générationnel où elle n’est plus un marqueur. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, nos enfants écoutent la même musique que nous, voir que celle de nos parents. Par contre ils ont une pratique de l’internet radicalement différente de nous. Qu’au niveau sociétal où les groupes de musique sont devenus des marques comme les autres.

Au vingt-et-unième siècle , ce sont les starts-up qui inventent de nouveaux comportements et font rêver l’humanité.

Et c’est précisément ce que Mark Zuckerberg est entrain de capter. Il devient l’incarnation vivante de cette nouvelle mythologie.

2 Commentaires laisser un →
  1. 9 août 2010 13 01 16 0816

    Pas complètement faux, mais à une (grosse) limite près: si “Mark” décide de partir de Facebook et de crée un concurrent, entrainera-t-il vraiment 500 Millions de personnes avec lui ? J’en doute fort… C’est le produit qui fédère dans ce cas, pas la personne
    Pour le reste, que l’entrepreneur soit aujourd’hui reconnu comme le “moteur de changement” contemporain, je suis complètement d’accord !

  2. 10 août 2010 10 10 12 0812

    You don’t get 500 millions friends without making a few ennemies => http://post.ly/r4Ex

    Mark Zuckerberg est peut-être la Rock Star de cette décade, mais la bande son est de RadioHead ;-)

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