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Airplay et consommation

2 septembre 2010

L’université de Bretagne vient de mener une étude, assez étonnante, passée totalement inaperçue dans l’univers du marketing.

Les chercheurs souhaitaient savoir si la nature de la musique écoutée par une femme pouvait avoir un impact sur sa disponibilité amoureuse.

Ils ont donc soumis une centaine de jeunes femmes au même protocole. Placées pendant un long moment dans une salle d’attente sonorisée, elles devaient ensuite être accueillies par un jeune homme qui avait systématiquement la même scénario de séduction, avec des arguments, une conversation identique pour finir par leur demander leurs numéros de téléphone.

Le résultat est sans appel. 58% des femmes qui ont écouté « je t’aime à mourir » de Cabrel donnent leurs numéros de téléphone versus 28 % pour “l’heure du thé” de Vincent Delerm.

Dit autrement, un facteur exogène – la musique diffusée -  impacte massivement (100% de performances supplémentaires) le taux de transformation d’un dragueur.

C’est énorme.

Et très encourageant pour le marketing. Ce qui est vrai pour un dragueur doit l’être pour un vendeur, un emailing, une bannière ou un produit.

J’ai l’intime conviction que la musique écoutée modifie massivement la disponibilité des consommateurs à un acte d’achat ou à une action marketing. Tant au niveau collectif où l’airplay doit influer sur la consommation globale, qu’individuelle où la musique que j’écoute avant d’acheter ou lorsque que je fais mes courses doit fortement modifier ma sensibilité de consommation.

Je rêve d’un ad serveur, qui en fonction du style de musique que vous avez actuellement dans les oreilles, vous pousse ou pas une action marketing.

4 Commentaires laisser un →
  1. Guillaume lien permanent
    3 septembre 2010 10 10 12 0912

    “Je rêve d’un ad serveur, qui en fonction du style de musique que vous avez actuellement dans les oreilles, vous pousse ou pas une action marketing.”

    C’est du second degré où vous exposez réellement vos pulsions manipulatrices pour pousser le quidam à la consommation aveugle sur des coups de tête musicalement influencés ?

  2. 3 septembre 2010 11 11 42 0942

    idem, si ce billet n’est pas du 2nd degré, ce propos est plutôt inquiétant… En passant, merci de donner la référence de la publication citée…

  3. 3 septembre 2010 13 01 12 0912

    C’est pas du tout du second degré.

    1. Jouer avec l’airplay n’est pas de la manipulation mais juste une manière de renforcer l’expérience de consommateur. Ce que certain réalise déjà avec les senteurs.

    2. Être plus efficient en terme de marketing c’est clairement créer de la richesse.

  4. Guillaume lien permanent
    3 septembre 2010 15 03 32 0932

    Renforcer l’expérience, ça serait proposer de la musique _pendant l’achat_. De la musique pour _provoquer_ l’achat, c’est clairement un acte de manipulation.

    Par ailleurs je ne suis pas sûr que créer de la richesse soit l’objectif ultime de tout être humain sur Terre ; mais ce n’est sans doute qu’un avis personnel.

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