Hollywood burn !
Comme beaucoup, j’ai vu le film Social Network. Comme @Mryemery, j’ai trouvé que c’était un bon téléfilm pour une diffusion à 22H30 sur M6.
Un point m’a fondamentalement choqué : la description de Sean Parker. À croire “the Social Network”, c’est un cocaïnomane, obsédé par les filles, imbu de sa personne et totalement paranoïaque.
Peut-être. Quoi-que. Mais Sean Parker est aussi celui qui a réussi à transformer un site exceptionnel en une compagnie structurée avec une vision architecturée. Qui a réussi à faire le premier tour de table avec Peter Thiel et qui a bouclé le second tour avec Accel pour une valorisation post money totalement incroyable. Et sur ces épisodes pas un mot.
Et au-delà Sean Parker est probablement l’un des terriens avec le plus gros track record de l’internet. Créateur de Napster, Plaxo et Causes et associé d’un des plus prestigieux VC de la planète « the founder found ».
Le vrai truc c’est qu’en créant Napsters, Sean Parker a clairement été la plus grosse arme de destruction massive de valeurs pour l’industrie de l’entertainment. Il a fait basculer définitivement ce monde. Et ça, Hollywood ne lui pardonne pas.




Bonjour,
J’ai lu cet article via @tristan_
Je voulais y réagir en disant qu’il me semble que tu fais beaucoup de raccourcis. En effet je suis d’accord avec toi, ni toi ni moi n’étions là pour savoir si Sean Parker était un drogué obsédé par les filles. Je ne pense cependant pas que ce soit ce trait de caractère qui prenne le dessus dans le film : il est brillant, et l’annecdote du “lose the “the”, just “facebook”" en dit long sur sa maîtrise des codes de l’industrie Internet. Autre point, le film s’appelle The Social Network et non “How Sean Parket changed the face of the music industry” ou encore ” How Sean Parket became one of the most successful web entrepreneurs”. Il a visiblement eu un rôle de second plan dans la réalisation (sens général) de Facebook.
Enfin, tout le monde semble dire que ce mec est celui qui a fait Napster, mais c’est visiblement Sean Fanning qui l’a codé et réfléchi. Ca donnera d’ailleurs probablement suite à un autre film sur le même modèle, si on suit la logique d’Hollywood exploitant tous les filons possibles et imaginables pour faire du fric.
En conclusion, peut être que ce mec est détesté, mais je ne pense pas que le film ne lui rende pas justice, d’une manière objective.
Bonne continuation !
C’est Shawn Fanning, my bad.
Le film donne une image de Sean Parker terrible. Au délà du “the” facebook, c’est probablement le type qui a le plus transformé Facebook. En transformant le site d’un groupe d’étudiants en une startup avec une valo de plus de 80 millions de dollars, en structurant un board en or massif, des statuts qui garantissent à Zuck le contrôle de la société… et surtout un track record qui dépasse largement facebook
Tout à fait d’accord avec Bonjourwahid. Bhé alors Bruno, qu’est ce qu’il vous arrive ??
The social network rend intelligibles et passionnantes des histoires de créateurs d’entreprise, de développeurs handicapés de la relation humaine et de dilutions de capital, c’est déjà pas mal. Il montre en prime que la réalisation et la maîtrise de la techno, du dev aux pics d’audience, c’est le nerf de la guerre sur Internet – et pas juste les “bonnes idées”. Raconte l’instinct génial de Sean Parker comme son égo délirant… +Ne boudons pas le pur plaisir “entertainment” justement : le travail des acteurs et au scenario du créateur de The west wing (autre entreprise de “vulgarisation” très réussie).
Pour une fois qu’un film parle de business, de notre business, et le fait bien, réjouissons nous ! Tout ça mérite beaucoup mieux qu’une case de 2ème soirée sur M6, même pour les supers pros du grand Internet…
PS : Si vraiment on veut voir un gros nanar bizness sans aucun intérêt (à part la voix extra-dry de Michael Douglas), je recommande Wall Street 2 !
Mouais. Le problème de ce film est qu’il est issue d’un livre très discutable “billionnaire by accident” avec une thèse centrale basée sur l’autisme supposé de Zuck. Pas un mot sur la vision libertarienne, la bataille avec myspace, la structuration de l’entreprise, la vision sur la plateforme. C’est d’abord un nanar relativement caricatural. Le sujet était pourtant passionnant.