#Wikileaks et l’hystérie de l’ancien monde
Wikileaks a déclenché une réaction totalement délirante. Comme le souligne très justement Pierre Chappaz, nous sommes probablement en train de vivre la première infowar. Une hystérisassion totalement inouïe.
Et c’est là que Wikileaks agit comme un formidable révélateur. L’hyper réaction des uns combinée à l’apathie des autres – le silence des journalistes est sidérant – traduit une peur panique des tenants des sociétés opaques face à un monde ouvert. Une hystérie répressive désespérée.
En ce sens, les attaques contre Wikileaks, les menaces physiques contre « Julien Assange, les excès de langage marquent la convulsion du vieux monde.
Quelques exemples dans le tragique de l’époque :
- “Internet, c’est la Stasi, en pire” Catherine Nay (une journaliste du siècle dernier)
- « La transparence de Wikileaks, c’est la Chine de Mao » Hubert Vedrine (Ministre des affaires étrangère du siècle dernier)
- Libération (journal d’expression libre dans la deuxième moitié du vingtième siècle) qui convoque les philosophes pour condamner Wikileaks
- « WikiLeaks vole et publie. Tout » (Jean Michel Apathie)
- “Nous devons changer la loi sur l’espionnage, qui semble difficilement applicable à ce genre de situation” John Kerry, un jour il fût un démocrate.
- “Nous devons traiter Julien Assange comme un terroriste, utiliser les mêmes méthodes qu’avec Ben Landen » Sarah Palin.
- « La France ne peut héberger des sites Internet qui violent le secret des relations diplomatiques » Eric Besson.
Mieux encore. Alors que les oies blanches du vieux monde s’affolent des méthodes de Wikileaks pas un mot des journalistes contre les méthodes d’espionnage des diplomates américains, les appels à la censure, les cyber attaques contre les serveurs de Wikileaks, les menaces de mort proférées par des sénateurs américains contre Julien Assange. Rien. Juste rien.
Mais gardons espoir et citons le Texan Ron Paul (grande star des Tea Party et probable candidat républicain à l’investiture)
« Dans une société libre, nous sommes censés connaître la vérité. Dans une société où la vérité devient trahison, nous avons un gros problème. » Ron Paul est un des rares politiciens américains à défendre le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange.




Je ne peux que citer Georges Orwell, auteur de 1984 :
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire »
Tout d’abord, bonjour!
Je dirais “oui et non.” Ce n’est pas ou blanc ou noir. Par exemple, apprendre que l’ambassadeur US trouve Sarkozy colérique ne m’apporte rien (même si ça m’a bien fait rire), mais une révélation du genre peut causer un incident diplomatique. Le “secret diplomatique” (et la diplomatie en général, en fait) a une raison d’être, puisque le diplomate est là pour arrondir les angles
[pardon, j'ai appuyé au mauvais endroit, #$!% d'iPhone]
Donc, le diplomate a pour mission d’arrondir les angles afin que tout se passe pour le mieux entre deux puissances qui ne rêvent que de grandir — il est là pour que ça ne se fasse pas au détriment l’une de l’autre.
Après bien sûr, cette diplomatie s’est un peu pervertie… Et je ne nie pas l’intérêt de certaines découvertes (qui fait pression sur qui et pour obtenir quoi, etc.), et condamne totalement la cabale que subisse actuellement Julian Assange et WikiLeaks, tout comme les propos délirants tenus par les divers hommes politiques (en France, quelle horreur)…
(ce n’est peut-être pas totalement clair dans mon propos, mais l’idée qu’il faille “arrondir les angles” sous-tend que parfois, certaines choses doivent rester secrètes)