La transparence c’est juste le sens de l’Histoire
La transparence n’est ni bien, ni mal. C’est un phénomène puissant, inévitable et qui accompagne un monde où les gens sont globalement mieux soignés, mieux éduqués et plus connectés.
Le simple fait que l’administration américaine n’a pas réussi à sécuriser deux secteurs ultra-sensibles et régaliens, les câbles diplomatiques et les journaux de guerre, démontre que vous pouvez bâtir autant de murs que vous voulez, vous n’arriverez jamais à opacifier vos données.
Et là vous allez me dire. So what ? La publication de Wikileaks ne nous apprend pas grand-chose que nous ne savions pas. Certes mais parce qu’il s’agit d’un secteur, la guerre et la diplomatie où nous disposons déjà, en tant que citoyens d’une masse importante de données.
La vraie rupture que nous allons vivre dans les mois qui arrivent va être la mise en ligne de documents provenant d’entreprises privées. Et là cela risque de vraiment twistter.
Vous imaginez les mémos internes d’une grande banque d’affaire, d’un acteur de l’agro-industrie ou d’un géant de la santé.
Petit flash back.
Rappelez-vous juste des procès en class action contre les cigarettiers. C’est la saisie et la publication des mémos internes des cigarettiers qui ont littéralement fait basculer l’opinion américaine.
Après la période où les marques pouvaient se faire anéantir par des catastrophes sanitaires nous allons vivre une époque où certaines marques risquent de collapser face à un dataclash.




Mais la vie privée, et donc, la possibilité de ne pas tout rendre transparent est nécessaire à la démocratie, non ?
Pour les individus probablement.
pour les Organisations et les Etats pas vraiment
ouhh lala ça va faire très très mal!