La dataviz une nouvelle grammaire publicitaire
Au-delà de ces enjeux citoyens nous voyons se dessiner autour de la datavisualisation un vaste mouvement créatif.
Pas un espace d’expression créative n’échappe à cette déferlante.
La dataviz envahie, d’Ibm à Epson, la publicité. Bouscule le journalisme avec l’irruption du datajournalisme qui métisse la représentation graphique de données et le journalisme. Assez naturellement, elle devient un territoire d’expression pour les organisations politiques. L’Administration Obama en fait un de ces axes prioritaires de développement.
A première vue, nous pourrions percevoir la datavisualisation comme au mieux un phénomène de mode.
A y regarder de plus près il n’en est rien. C’est un mouvement plus profond.
En permettant de représenter simplement et graphiquement des données, complexes et difficilement appréhendables, la datavisualisation invente une nouvelle grammaire publicitaire.
Elle offre une structure narrative totalement novatrice pour faire comprendre des situations, dramatiser des enjeux et faire ressentir des dynamiques. C’est une des formes d’expression les plus puissantes pour faire la pédagogie d’un message.
Et c’est en cela qu’elle bouscule les organisations creatives traditionnelles.
Simplement parce que le dataman (le statisticien) devient un élément central de la chaine de création. A mi chemin entre le planneur et le concepteur-rédacteur.
Après le binome Concepteur Rédacteur /Directeur Artistique nous allons probablement vivre l’émergence d’un nouveau couple le statisticien couplé au designer d’interface.



