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Une crise, non une révolution. Enjoy !

25 août 2011

La crise financière majeure que nous nous apprêtons à traverser était hautement prévisible.

Plutôt que d’accepter que le monde avait changé, que nos modèles de création de valeur étaient totalement redéfinis par la globalisation et la digitalisation de l’économie, nos dirigeants ont voulu faire comme si de rien n’était.

Ils ont utilisé les veilles recettes keynésianistes du début du vingtième siècle  et ces coûteux et improductifs plans de relance.

Nos Etats étaient, avant la crise, au bord de la faillite.

Qu’à cela ne tienne, nos gouvernants ont collectivement et aveuglement fait le choix de la fuite en avant. En espérant relancer la machine, ils ont surendetté les Etats à des niveaux jamais atteints en temps de paix.

Et évidemment la machine n’est pas repartie.

Pire elle implose. Et face à leurs erreurs historiques que font nos dirigeants.

Ils tirent à boulets rouges sur les odieuses agences de notations qui osent dirent que le niveau de la dette n’est plus soutenable. Il tape sur les méchants spéculateurs et les marchés financiers qui financent pourtant leurs déficits publics à coûts de triares depuis plus de quarante ans.

La dette a atteint un tel niveau, qu’il est illusoire de croire que nous traversons une vulgaire crise financière. Qu’il s’agit d’un moment à passer. Ce que nous allons vivre dans les années à vivre est difficilement appréhendables.

Ce qui se joue ce n’est pas un effondrement des marchés et une défiance pour les obligations d’Etat. Non ! C’est la fin d’un monde.

Un monde où nous nous droguions à la dette pour ne pas avoir à subir les conséquences d’un monde plus égalitaire et innovant.

Plus égalitaire, parce que le temps où les vieilles économies occidentales dominaient les échanges, imposaient leurs normes, massacraient les agricultures des pays du tiers-monde pour maintenir le niveau de vie de leurs paysans est définitivement derrière nous. Un indien, un chinois ou un tunisien talentueux peut botter les fesses d’un suédois ou d’un français tranquillement assis sur ses amortisseurs sociaux.

La globalisation n’est que la conséquence heureuse de la fin de la domination coloniale. Les économies nouvelles ont formé leur jeunesse. Croient plus que jamais dans le progrès. Ils sont aujourd’hui prêts à croquer le monde et c’est une formidable nouvelle.

Plus innovants parce que nous sommes dans un monde qui va vite. Où les anciens régimes basculent à la vitesse de l’éclair. Où ce qui était inimaginable, il y a 6 mois, devient une réalité aujourd’hui. Où l’innovation change la manière dont nous vivons, nous échangeons, nous nous éduquons et nous nous soignons.

Nous vivons au cœur d’un magma d’innovations où un ancien monde se meurt et un nouveau émerge. Tout est à faire. Tout est à construire. C’est juste incroyable et formidable.

Et dans ce monde plat, où les barrières culturelles ne sont plus là pour nous protéger les vieux monopoles, l’occident est face à deux choix.

Continuer la stratégie de l’autruche et c’est la descente en enfer assurée. L’implosion programmée des monnaies régionales comme l’Euro. La fin du dollar comme monnaie étalon. La faillite progressive des systèmes de protection sociale. L’effondrement, faute de moyens et d’ambitions, des systèmes éducatifs. La folie identitaire avec la multiplication d’un nouveau djihadisme d’européen, christianisé et désespéré face à la globalisation.

Où ouvrir enfin les yeux.

Revenir aux fondamentaux. Taper durement dans les dépenses. Ne plus soutenir les industries défaillantes et les économies délirantes. Accepter que les pays défaillants s’effondrent. Placer le progrès au cœur de l’A.D.N de l’Europe. Laisser les marchés investir librement dans l’innovation.

Et là, nous verrons l’Europe et les Etats-Unis repartir. Reprendre le leadership mondial de l’innovation.

Les raisons d’espérer sont fortes. Malgré les dettes, l’effondrement relatif de nos systèmes éducatifs, les Facebook, Twitter, Google restent des sociétés californiennes et non chinoises ou indiennes. Les entreprises les plus créatives dans l’univers du luxe continuent à être européennes. La France sombre mais reste le premier exportateur de service informatique dans le monde.

Nul ne sait ce qu’il adviendra des grands équilibres géopolitiques. L’Europe a su se relever de la deuxième guerre mondiale et de la décolonisation. L’Amérique reste le cœur de l’innovation mondiale qui attire et fascine la planète. La Chine va devoir gérer le vieillissement de sa population et l’inévitable ouverture démocratique.

Une seule chose est certaine, les modèles issus du siècle dernier sont définitivement condamnés et c’est une très bonne nouvelle.

Nous allons vivre des années rock’n roll. Tout est possible et il est plus que temps d’entreprendre. Enjoy !

PS : je vais commencer une série de posts sur ce qui, à mon avis, va changer radicalement dans le monde du marketing.

 

4 Commentaires laisser un →
  1. 25 août 2011 18 06 44 0844

    C’est Rock ‘n’ Roll effectivement. Tout cela me fait penser aux Shadoks !

    Je partage le diagnostique à 100% mais pas vraiment les 2 options qui nous attendent : Si l’on poursuit notre chemin tel qu’il est mené aujourd’hui, sans aucun doute nous nous enfonçons un peu plus. Mais la globalisation a engendré une perte de souveraineté qui cache encore son nom. Laisser faire les marchés, c’est accepter leur autorité ! C’est donc remettre la destinée des peuples à quelques uns (“propriétaires” d’actifs). Un retour à l’époque féodale en quelques sortes.

    On occulte la question de savoir à qui profite la dette…

    Donc non à l’état providence, mais oui à la souveraineté des peuples.

    Nota : La souveraineté se défini comme la capacité des peuples à disposer d’eux-même.
    Nota 2 : Historiquement, on disait d’un peuple qu’il était souverain lorsqu’il frappait sa monnaie. (à cogiter)

    Un article intéressant pour aller plus loin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France

  2. 25 août 2011 19 07 32 0832

    Un marché libre et tranparent permet de faire des choix. Ce n’est pas la globalisation qui fait disparaitre la souveraineté des peuples, il ne me semble pas que les Chinois, les Bresiliens ou les Indiens soient en perte de souveraineté. Mais plutôt les cerveaux de nos technocrates qui batissent des systèmes complexes et couteux pour ne pas à avoir à affronter la nouvelle réalité du monde. L’Euro n’est que la rustine des technocrates sur le pneu crevé de la croissance européenne.

  3. 29 août 2011 20 08 36 0836

    article intéressant quoiqu’un peu noir ;-)
    ps : ton formulaire pour laisser un commentaire est-il un plugin wordpresse ?

  4. 29 août 2011 21 09 41 0841

    oui plugin wordpress…

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