Publié par bruno walther sur mars 28, 2008
Instantaction.com est probablement un des prochains monstres sacrés de l’Internet. Le prochain Facebook. C’est LE phénomène en termes d’audience et d’usage sur le web. Le succès de la version béta est vraiment incroyable.
Jugez plutôt : le site est passé, d’après Alexa, en moins d’un mois de la 100 000 audience mondiale à la millième. Et ce n’est qu’un début. Le site est encore en version béta et ne supporte pas les systèmes d’exploitation Mac.
Instantaction conjugue simplement et efficacement tout ce que les internautes plébiscitent en ce moment
Premièrement, une plateforme de jeu, gratuite, universelle et très simple à prendre en mains.
Deuxièmement, une logique de réseau social qui s’ignore. Vous pouvez constituer une liste d’amis, les défier, vous faire de nouveaux potes…
Et enfin, un univers 3D de réalité virtuelle.
Je vous fais un pari : instantaction sera dans les six prochains mois une des cinquante premières audiences mondiales.
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Publié par bruno walther sur février 15, 2008
Je pense sincèrement que le stock market est la plus grande et plus fantastique plateforme de jeux au monde.
Au fil des ans, l’informatisation des salles de marchés puis leur mise en réseau, permettant de passer des ordres via internet, a transformé les places financières en d’immenses plateformes de jeux massivement multijoueurs.
Peu à peu, les acteurs traditionnels des salles de marchés ont dépérit au profit des traders (tiens ! même le terme ressemble à gamers).
L’ergonomie des salles de marchés a commencé à ressembler aux univers des jeux vidéo et à absorber ses codes. Des quants, capables d’analyser non pas la réalité du marché économique mais les tendances des courbes, ont commencé à envahir les marchés financiers. Le plus important, en salle de marchés, n’est plus la réalité industrielle des valeurs mais la tendance des courbes. L’essentiel est de faire le meilleur score.
Fatalement, dans un univers massivement multijoueurs, la génération des gamers prend le dessus. Si on admet que les salles de marchés sont devenues des plateformes multijoueurs, rien de surprenant à ce que la moyenne d’âge soit de 30 ans.
Mon propos est simpe. Aujourd’hui, la déconnexion entre l’économie réelle et l’économie financiarisée provient simplement du fait que les marchés financiers réagissent à des gameplays et non plus à des logiques industrielles.
L’affaire Kerviel a révélé à merveille cette dérive des marchés financiers transformés en énormes jeux massivement multijoueurs, où l’argent devient totalement immatériel. En jouant (encore un terme connexe avec l’univers du jeu) sur les produits dérivés, Kerviel tchatait en permanence avec son copain trader. Exactement comme vous le faites quand vous êtes sur un jeu multijoueurs.
Le stock market est clairement le block buster de l’industrie du jeu vidéo.
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Publié par bruno walther sur janvier 11, 2008
Une opération de marketing direct particulièrement efficace pour Avocats Sans Frontière (Québec).
La cible : les avocats, étudiants et parlementaires…
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Publié par bruno walther sur janvier 10, 2008
Plus je pense au cas Elfyourself.com, plus je me dis que cette opération de marketing viral est un modèle assez symbolique de ce que nous allons vivre dans les prochaines années.
1. le “casual gaming” est vraiment le phénomène majeur de l’Internet
2. les logiques de sponsoring de jeux ou de contenus, souvent éloignées des marques, vont devenir de plus en plus massives. Plutôt que d’imposer des messages publicitaires, des annonces promos, les annonceurs utiliseront le sponsoring pour renforcer leur notoriété, tout en se rendant plus généreux
3. les agences de communication ne vont pas survivre à la vague si elles ne font pas évoluer radicalement leur business models
Là, sur le dernier point, vous êtes en mesure de vous dire “mais de quoi tu parles ?”. Toy, l’agence à l’origine de la saga elfyourself.com est une pure agence de publicité composée de dirigeants tous issus du monde des agences. Cela prouve la pertinence et l’efficacité des agences.
Certes. Mais quand même. Je me suis livré à un petit calcul et vous allez vite vous rendre compte qu’il y a un vrai trou dans la raquette du business model des agences en général et de Toys en particulier.
Donc, l’agence Toys a réalisé une série de jeux pour OfficeMax. Pour cela, l’agence a touché des honoraires de la part de l’annonceur et à probablement réalisé une marge intéressante sur la production des jeux. Normal dans la vie d’une agence…
Maintenant, changeons de perspective.
Gardons en tête qu’OfficeMax n’a pas produit d’idée ou de contenu. Toys, l’agence conseil d’OfficeMax est donc à l’origine de 100 % des idées, produits et concepts qui ont séduit les internautes.
Grâce à ces jeux, Toys a réussi à fédérer une audience massive de plus de 300 millions de visiteurs uniques.
Si Toys n’avait pas été une agence conseil, mais un pur player Internet (ayant recours au capital risque pour se financer) dont l’objet était de fédérer une plateforme de casual gaming, la société Toys vaudrait aujourd’hui entre 300 et 600 millions de dollars. Je n’ai pas d’éléments de P&L de Toys, mais je suis certain que la valorisation de cette société doit être assez faible.
Si elle avait monétisé l’audience de ces jeux, elle aurait réalisé à minima 20 millions de dollars de revenus publicitaires. Et je ne compte même pas les éventuelles revenus de merchandising que la série Elf pouvait être en mesure de générer.
Mon propos est simple : dans l’univers Internet, une agence efficace détruit de la valeur au détriment de ses collaborateurs et de ses actionnaires. Simplement parce qu’elle fait le choix, en échange d’honoraires, de céder 100 % de la création de valeur générée à des annonceurs (qui souvent ne sauront pas monétiser ou valoriser une audience Internet).
Ce modèle, face à des purs players qui conservent la valeur créée et bénéficient d’un apport en capital massif, n’est pas à terme viable.
Les créatifs talentueux de Toys ne continueront pas longtemps à regarder les trains de la prosperité passer devant eux. Rapidement, ils en auront assez de voir des acteurs moins talentueux qu’eux s’enrichir massivement et préféreront produire pour leur propre compte plutôt que pour celui des annonceurs.
De deux choses l’une, soit les annonceurs et les agences arrivent à trouver un nouveau mode de rémunération qui permette aux créatifs d’être associés à la création de valeur de leurs créations, soit l’industrie publicitaire serra complètement siphonnée par les purs players et les “Venture Capitalists”.
A moins que des agences ne fassent le choix audacieux de commencer à produire leurs propres contenus et à les proposer à leurs clients en marque blanche.
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Publié par bruno walther sur janvier 2, 2008
TF1 vient d’annoncer que les 100 premières audiences Médiametrie de l’année 2007 étaient réalisées par TF1.
Performance exceptionnelle d’arriver ainsi à cannibaliser l’audience TV en France.A ma connaissance, aucune chaîne TV dans le monde n’arrive à une telle performance.
Mais performance qui signe, s’il le fallait encore, la fin des médias tradionnels.Car en 2007, l’action TF1 a chuté de 34%. Un tiers de la valeur du groupe TF1 a volé en fumée. Soit une destruction de valeur nette de plus de 2 milliards d’euros.
Pourquoi une telle chute ?
Simplement parce que le marché anticipe l’effondrement du modèle publicitaire des TV hertziennes et le site TF1.fr n’est, d’après Alexa, que la 41ème audience en France. Surtout, il est à peu près certain que la course aux abîmes boursiers de TF1 va se poursuivre, car le groupe est toujours valorisé à près de 4 milliards d’euros. C’est très cher pour une entreprise qui dispose d’aussi peu d’actifs et qui risque de supporter le choc de l’explosion en plein vol du spot de 30 secondes. D’autant que TF1 semble toujours jouer les petits bras sur le net avec peu d’acquisition, des lancements ou re-lancements sur le net peu probants et toujours très autocentrés sur le marché français.
Et en écrivant ce post, je me dis que TF1 est vraiment survalorisé : 4 milliards c’est le prix (que certains trouvent excessif) du rachat de YouTube par Google. Pourtant, entre YouTube et TF1 il n’y a pas photos en termes d’audience, de qualité et de durabilité du business model.
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Publié par bruno walther sur décembre 31, 2007
USA Today aujourd’hui, à la une de la section “Money”… Une question au Creative Director de R/GA, Nick Law :”When asked for an ad that made him misty eyed, he responded : “Nothing. Advertising has turned my soul as black as goal”…Aujourd’hui USA today publie un ad track sur le meilleur et le pire de la pub en 2008.Le classement, sans surprise :
- Dove : Best Online Video viral (Made in Ogilvy)
- Coca Cola : Best of music (Give a little love)
- Biggest hot : Jack link’s beef jerky (c’est ici)
- Best character /mascot : i’m a mac, you’re a PC (c’est formidable)
- Most offensive / annoying : Pfizer Viagra (une énorme bouze, c’est ici,)
Et à mon avis le ce qui traduit un changement de paradigme dans l’univers publicitaire c’est :
- la création d’une nouvelle catégorie : Best “Grenn” Ad (c’est GE Ecomagination qui remporte la palm)
- 2007 Best Palm pour Frito Lay Doritos (pub crée avec un budget de 12 dollars par un internaute)
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Publié par bruno walther sur décembre 20, 2007
Un constat simple sur FaceBook, les kill-apps qui ont généré des millions d’utilisateurs en quelques jours sont majoritairement des jeux. Des jeux avec un gameplay simple et très “addictive” appellé « casual games ». Définition d’un casual game par un des intervenants : “If my mom can play, the game is probably a casual game”. Il y a environ un demi milliard de terriens qui joue à des casual games avec des croissances flugurantes dans les pays émergeants. Conclusion, un peu gonflée, le core gaming, avec des jeux comme Warcraft, est un marché de niche, de geeks. Un marché qui nécessite des investissements massifs pour satisfaire des gamers de plus en plus exigeants tant en termes de jouabilité que d’innovation technologique et créative, contrairement aux marchés de masse des casual games qui necessitent des investissements légers pouvant très rapidement généré d’énormes audiences. Avec des audiences facilement monetisables… Bref, le casual game serait-il un des futurs de la publicité et des programmes de CRM.
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