Marketing Geek par Bruno Walther

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Archive pour 'Bourse' Categorie


Les traders sont les alliés posthumes de Karl Marx…

Publié par bruno walther sur avril 7, 2008

Je ne suis pas un communiste. Loin de là. J’adore le capitalisme.

Mais par moment, je me dis que les principaux ennemis du capitalisme et de la liberté sont les traders.

En ce moment, ce qui me choque, c’est la rémunération des traders. Un exemple : Phil Falcone, 45 ans. Les revenus de cet ancien de Barclays Capital, qui dirige désormais le fonds Harbinger Capital Partners, sont estimés à 1,75 milliard de dollars.

Les 100 courtiers les plus payés au monde, travaillant pour la plupart dans des Hedge Funds, ont gagné en moyenne 303,6 millions de dollars. Cinq d’entre eux ont vu leur rémunération dépasser le milliard.

C’est n’importe quoi. Le capitalisme est en train de perdre la tête.

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Bill est en train de merder : il n’est plus le plus riche au monde

Publié par bruno walther sur mars 6, 2008

Bill Gates n’est plus l’homme le plus riche au monde.

C’est la fin d’un monde.  Il a régné pendant 13 ans sur le classement du magazine Forbes des milliardaires, mais un autre Américain, Warren Buffett, lui pique la place. Rassurez-vous, Warren Buffet est un pote de Bill. Mais bon, le pire arrive. Bill Gates se fait taper par un Mexicain.

Un chicano plus riche que Bill, c’est pas possible ? Mais si, il semble que le magnat mexicain des télécoms Carlos Slim, relègue de fait Bill Gates à la troisième place avec, seulement, 58 milliards de dollars.

La moyenne des milliardaires est de 46 ans en Russie, 48 en Chine, et 61 ans dans le reste du monde contre 62 l’année dernière. Vous savez maintenant où vous devez aller….

Côté français, Bernard Arnault, reste n°1 et se place en 13e position au niveau mondial.

En Chine, en tête du classement, se trouve une femme, Yang Huiyan, héritière dans l’immobilier de luxe. A 26 ans, elle pèse 7,4 milliards de dollars.

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Le coût des subprimes : 100 dollars par Terrien !

Publié par bruno walther sur mars 3, 2008

UBS évalue à 600 milliards de dollars la facture de la crise des subprimes sur l’économie mondiale. Le chiffre est un peu énorme pour que nous prenions complètement la mesure de la situation.

Pour le dire autrement, c’est 100 dollars par habitant.

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Le coût des subprimes : 100 dollars par terrien !

Publié par bruno walther sur février 29, 2008

UBS évalue à un peu plus de 600 milliards de dollars la facture de la crise des subprimes sur l’économie mondiale. Le chiffre est énorme, un peu inimaginable.

Pour le dire autrement, le coût des subprimes c’est 100 dollars par terrien !

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Le stock market serait-il la plus grande plateforme de jeux au monde ?

Publié par bruno walther sur février 15, 2008

Je pense sincèrement que le stock market est la plus grande et plus fantastique plateforme de jeux au monde.

Au fil des ans, l’informatisation des salles de marchés puis leur mise en réseau, permettant de passer des ordres via internet, a transformé les places financières en d’immenses plateformes de jeux massivement multijoueurs.

Peu à peu, les acteurs traditionnels des salles de marchés ont dépérit au profit des traders (tiens ! même le terme ressemble à gamers).

L’ergonomie des salles de marchés a commencé à ressembler aux univers des jeux vidéo et à absorber ses codes. Des quants, capables d’analyser non pas la réalité du marché économique mais les tendances des courbes, ont commencé à envahir les marchés financiers. Le plus important, en salle de marchés, n’est plus la réalité industrielle des valeurs mais la tendance des courbes. L’essentiel est de faire le meilleur score.

Fatalement, dans un univers massivement multijoueurs, la génération des gamers prend le dessus. Si on admet que les salles de marchés sont devenues des plateformes multijoueurs, rien de surprenant à ce que la moyenne d’âge soit de 30 ans.

Mon propos est simpe. Aujourd’hui, la déconnexion entre l’économie réelle et l’économie financiarisée provient simplement du fait que les marchés financiers réagissent à des gameplays et non plus à des logiques industrielles.

L’affaire Kerviel a révélé à merveille cette dérive des marchés financiers transformés en énormes jeux massivement multijoueurs, où l’argent devient totalement immatériel. En jouant (encore un terme connexe avec l’univers du jeu) sur les produits dérivés, Kerviel tchatait en permanence avec son copain trader. Exactement comme vous le faites quand vous êtes sur un jeu multijoueurs.

Le stock market est clairement le block buster de l’industrie du jeu vidéo.

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Jérôme Kerviel en prison

Publié par bruno walther sur février 8, 2008

La cour d’appel de Paris a décidé le placement en détention provisoire de Jérôme Kerviel.

Peu avant, un employé de la société de courtage boursier Newedge, ex-Fimat, a été également placé en garde à vue dans l’enquête sur la perte record de la Société Générale. Il aurait pu avoir connaissance des agissements de Jérôme Kerviel.

Jérome Kerviel ira donc bien en prison. Il a été transféré ce vendredi soir à la prison de la Santé, à Paris.

La cour retient comme motifs de son arrêt la nécessité de protéger les “nombreuses investigations techniques à mener”, la nécessité “d’éviter la concertation avec d’éventuels complices ou co-auteurs”, “les risques de pressions sur d’éventuels témoins” et les risques de fuite à l’étranger, a-t-on rapporté de source judiciaire.

Il va être intéressant d’observer, dans les jours qui viennent, la mobilisation sur le net.

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Yahoo! et Facebook, le choc des valorisations

Publié par bruno walther sur février 7, 2008

L’annonce de l’OPA sur Yahoo! par Microsoft est un double choc.

Choc de titans, avec la volonté de voir se constituer des méga régies mondiales capables de traiter de très gros volumes d’audiences. La réaction de Google, qui propose à Yahoo! une alliance dans le secteur stratégique de la commercialisation de l’espace publicitaire, confirme que l’enjeu central est vraiment la régie publicitaire.

Et surtout choc des valorisations.

Microsoft a valorisé à près de 300 dollars le visiteur unique sa prise de participation dans Facebook. Certes, un réseau en forte croissance, avec un modèle économique vertueux, mais avec une monétisation de l’audience très faible compte-tenu des CPM pratiqués par Facebook.

La proposition d’OPA sur Yahoo! par Microsoft est construite sur une base qui valorise le visiteur unique à 80 dollars. Certes, la croissance organique de Yahoo! est beaucoup moins forte que celle de Facebook. Mais avec des services comme Yahoo Mail, Flick’r et des outils de display bien vendus et qui permettent de générer un cpm bien supérieur à celui de Facebook, l’écart de valorisation est quand même important.

Microsoft valorise 3,4 fois plus un visiteur sur Facebook que sur Yahoo!…

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Impact de l’OPA de Yahoo sur Jerry et Bill

Publié par bruno walther sur février 6, 2008

lu sur kelblog :

  • Jerry Yang et David Filo, les deux fondateurs de Yahoo!, auront respectivement gagné grâce à l’OPA 436 et 786 millions de dollars (pour l’instant). après l’OPA.
  • Après l’annonce de l’OPA le titre Microsoft a baissé de 8 %, Bill a perdu 2,3 millards de dollars, et Steve Ballmer 1,1 milliard.

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Jérôme Kerviel : la victoire du videaste sur les paparazzis

Publié par bruno walther sur février 6, 2008

L’homme qui a filmé, depuis sa fenêtre, Jérôme Kerviel pendant sa garde à vue vient d’empocher un chèque d’au minimum 100 000 euros. Il semble que les enchères aient été pharamineuses.

Le truc malin qui démontre que l’affaire Kerviel est vraiment une affaire 100 % internet. Tant dans la fraude, où Jérôme Kerviel agit comme un gamer, que dans la communication, où le net a joué un rôle majeur, et durant la garde à vue.

Le vidéaste, via Google, a pris contact avec Citizenside (AFP détient une participation de 34%). Citizenside commercialise des photos d’amateurs.

Le deal est malin : Paris Match achète l’exclusivité des photos pour la France tandis que l’agence Getty se charge de les vendre à l’étranger. Le film, lui, est vendu à l’agence AP pour l’international.

Demain nous serons tous paparazzis…

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Jérôme Kerviel ou le syndrome d’une rupture générationnelle

Publié par bruno walther sur février 4, 2008

L’affaire Jérôme Kerviel est symptomatique d’une rupture générationnelle majeure. Une rupture que la société ne veut pas voir et assumer.

Je m’explique.

Dans le monde la finance, vous avez d’un côté les énarques bon teint qui dirigent les mégas banques de la place. Les « personnalités de la place honorables ».

Ces gens-là, toujours d’une intelligence supérieure, ont grandi dans la France de l’après-guerre, ils ont connu la peur de l’affrontement nucléaire avec les communistes, ont eu vingt ans au moment de l’ORTF… Pour les plus imaginatifs, la révolution numérique fut la naissance de “Salut les Copains” sur Europe1. Ces gens-là ont connu le télex comme mode de communication principal. Ils dirigent aujourd’hui les principaux établissements de la place et ont connu un succès professionnel incontestable. Bref, c’est la génération pré-informatique.

De l’autre, vous avez les traders, une génération qui a entre 25 et 35 ans. Une génération qui a grandi avec l’explosion des formats numériques, passé des heures sur des consoles de jeux. Pour les plus vieux, se furent les Atari, Commodore et des nuits entières passées sur PacMan, Space Invaders et Pong… Pour les plus jeunes, se furent les consoles Sony, les Nintendo, les jeux en réseaux massivement multi joueurs. Une génération qui a appris à draguer sur le net, qui t’chat, envoie des sms, gère ses réseaux sur Facebook, tweet… Bref, c’est la génération des gamers.

Pour la génération pré-informatique, la création de valeur passe par les mégas fusions, les grands deals, le rapprochement industriel entre Mittal et Arcelor. Les valorisations se mesurent en PER, les profits en % du CA. Les rendements sont, aux mieux, croissants. Les grands deals se font entre gens biens, autour d’une bonne table et d’un bon vin. Pour ces gens-là, on prend son temps pour faire des affaires…

Pour la génération des gamers, la création de valeur passe par une capacité à jouer massivement, avec des gros effets de levier, sur une prédisposition à sentir le marché. Les valorisations se mesurent sur une capacité à créer demain beaucoup de valeur avec un minimum de collaborateurs et d’investissements lourds. Les rendements sont toujours exponentiels. Les deals se font vite, à l’aide d’un blackberry et autour d’un plateau repas et d’un bon powerpoint. Pour la génération des gamers, il n’y a pas de temps à perdre pour être riche.

La réalité est que les dirigeants actuels des grandes institutions financières ne comprennent rien à la réalité et la psychologie profonde de la génération des gamers. Pour la plupart, ils ignorent les mécanismes des produits financiers complexes, ils n’ont qu’une vision théorique des passages d’ordres et de la réalité des salles de marché, simplement parce qu’ils savent à peine se servir d’un ordinateur.

D’un côté, ils sentent bien que cette génération n’a pas la maturité pour gérer de telles montagnes d’argent et que le risque de voir tout exploser n’est pas loin.

Mais de l’autre, la capacité de ces gamers à construire, aussi rapidement, de si fortes rentabilités les fascine. Ils ne vont quand même pas se couper de gens qui savent générer, aussi vite, autant de cash. Car Jérôme Kerviel avait quand même réussi à générer une plus value de 1,5 milliards d’euros au 31 décembre. Pas si mal pour un mec de 31 ans qui gagnent moins de 100 000 euros par an et qui était motivé par la perspective d’un bonus de 300 000 euros.

Dès lors, comment voulez-vous que les audits et les contrôles soient performants. Dans l’histoire de la Société Générale, Jérôme Kerviel a simplement produit un email (dont il avait changé l’entête) pour rassurer sa direction sur des engagements non couverts monstrueux.

La réalité dans le secteur financier est que le gap culturel intergénérationnel est tellement massif qu’une génération de mecs qui ont moins de trente ans est en train d’imposer les codes du gaming aux institutions financières mondiales, sans que les barons de la place ne pipent mot et ne comprennent qu’un jeu se termine dans la majorité des cas par « Game Over ».

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Le string de Kerviel : “i love Jerome Kerviel”

Publié par bruno walther sur février 1, 2008

String kerviel

Jérôme Kerviel est vraiment une rock star… Après le Tshirt, le string… Le merchandising continue… Vous pouvez le commander

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Jérôme Kerviel en liberté jusqu’au 8 Février…

Publié par bruno walther sur février 1, 2008

La chambre de l’instruction examinera le vendredi 8 février l’appel du parquet contre la remise en liberté de Jérôme Kerviel, le trader accusé par la Société Générale d’être à l’origine de la perte de 4,8 milliards d’euros.

Mis en examen lundi notamment pour “abus de confiance” et “faux et usage de faux”, Jérôme Kerviel a été laissé en liberté par les deux juges d’instruction contre l’avis du parquet qui réclamait son placement en détention provisoire pour éviter une fuite à l’étranger et d’éventuelles pressions sur les témoins.

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Unité de bruit médiatique de Jérôme Kerviel

Publié par bruno walther sur février 1, 2008

Jérôme Kerviel : TNS SoFres vient de mesurer 2550 unités de bruit médiatique (UBM). Cela signifie que la totalité de la population française a été confrontée au moins cinq fois à l’affaire de Jérôme Kerviel et de la société générale dans les grands médias français en une semaine.

C’est énorme.

D’autant que le bruit médiatique ne prend pas en compte la presse internationale et Internet.

En comparaison la conférence de presse de la nouvel an de Nicolas Sarkozy à fait 964 UBM.

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Le sondage complet sur l’état de l’opinion et Jérôme Kerviel

Publié par bruno walther sur février 1, 2008

L’Institut Opinion Way, pour le figaro, publie une étude sur l’état de l’opinion et Jérôme Kerviel. L’étude Kervel et l’opinion Française est téléchargeable ici.

Globalement :

  • 65% d’entre elles affirment que Nicolas Sarkozy a eu raison de souligner que le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, devait affronter ses responsabilités.

À la question de savoir qui porte la plus grande part de responsabilité, les Français ne sont que :

  • 13%, (17% pour les électeurs de droite) à désigner le trader Jérôme Kerviel
  • ils sont 27% à imputer la faute à l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui supervise les opérations boursières
  • Ils sont surtout 50% à souligner la responsabilité de la direction de la banque.

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Jérôme Kerviel symbole de la lutte des castes

Publié par bruno walther sur février 1, 2008

Lu dans le Wall Street Journal aujourd’hui à propos de Jérôme Kerviel et de l’affaire de la Société Générale :

“En 2005, Jérôme Kerviel a vécu le plus beau moment de sa carrière : il a été promu et a quitté le misérable back-office de la Société générale, un lieu si peu prisé qu’il est surnommé “la mine”, pour devenir trader au sein de cette puissante institution bancaire.

Mais, si aux Etats-Unis, ceux qui parviennent à se frayer un chemin vers le haut de la hiérarchie sont valorisés, il n’en va pas de même dans le système de castes tout en rigidité qui règne dans la haute finance française. Il semblerait que la volonté de Kerviel d’impressionner ses collègues explique en partie son comportement désastreux.

“J’étais moins considéré que les autres du fait de mon parcours universitaire et professionnel”, a-t-il déclaré aux enquêteurs lors de sa garde à vue des 26 et 27 janvier.

Le courtage n’a certes rien à voir avec la physique des particules, mais la Société générale a pour habitude de recruter ses meilleurs traders dans les grandes écoles françaises. Beaucoup d’entre eux sont titulaires de doctorats dans des disciplines aussi diverses que l’astrophysique ou la physique nucléaire. On les surnomme les “quants”, en référence aux formules mathématiques très complexes qu’ils développent pour “quantifier” les opérations financières sur lesquelles ils travaillent. Ce sont eux qui empochent les salaires les plus juteux.

L’état-major de la banque, y compris Jean-Pierre Mustier, patron du secteur des financements et investissements de la Société générale, est issu de Polytechnique. Le président-directeur général Daniel Bouton est diplômé de l’Ecole nationale d’administration.

“Si vous sortez de l’ENA ou de Polytechnique, votre avenir est assuré. Sinon, vous passez à côté de tous les bons postes”, explique un ancien responsable de la banque. “Ce clivage se retrouve dans toute l’entreprise”.

Cela n’a pas toujours été le cas. Il y 30 ans même les salariés sans diplômes pouvaient faire de belles carrières. Et puis soudain, ils se sont retrouvés écrasés par de nouvelles recrues choisies dans les écoles de l’élite française. La montée en puissance de cette nouvelle caste, poursuit Marchet, a également eu une conséquence logique : “Les employés issus des couches populaires ont été moins nombreux à être recrutés.”

On comprend mieux dès lors pourquoi Jérôme Kerviel, originaire d’une petite ville de Bretagne et diplômé d’une université peu connue, a laissé entendre aux enquêteurs qu’il espérait, par son habileté, s’attirer les faveurs “de ceux qui comptent”.

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