Inspiré par We Feel Fine, twistory propose un filtre des tweets en fonction des occurences dans les phrases : “I love”, “I hate”, “I think”, “I believe”, “I feel” & “I wish”… Belle balade
Les élections politiques sont en général des moments forts qui accélèrent, en les radicalisant, les révolutions marketing. C’est particulièrement vrai des élections présidentielles américaines.
2000 marqua l’explosion et l’hyper-puissance de l’Internet dans les stratégies de mobilisation.
2004 vit la puissance des bases de données et des réseaux sociaux avec les levées de fonds spectaculaires d’Howard Deans et l’exceptionnelle mobilisation du programme « team leader » lancé par le GOP.
En 2008, au-delà de l’explosion des réseaux sociaux qui n’est qu’une suite logique de ce qui c’est passé en 2004, la vraie révolution est dans les dashboard.
Observez bien cette élection et vous vous apercevrez que la vraie nouveauté est dans la qualité des dashboards, la beauté des outils de data visualisation et l’intégration des écrans tactiles où les journalistes de CNN jouent avec les data.
Je vous fais un pari : dans les années à venir nous verrons les dashboards qui ont nourri l’élection US envahir les équipes marketing.
Le New York Times vient de publier une data visualisation vraiment bluffante de la consommation américaine. Plutôt que d’opter pour les “pie charts” ou les “tree maps”, le NYT represente la consommation américaine sous une forme inédite : un vitrail.
La première étape d’un projet expérimental de visualisation de données, basé sur twitter, inspiré par wefeelfine et reposant sur le moteur de recherche summize…
Imaginons le même outil de veille avec des mots clefs stratégiques ou une installation avec en défilé l’ensemble des tweets autour du Tibet.
La vidéo de Jonathan Harris et Sep Kamvar sur le projet data visualisation (avec une très belle application de touch screen) “I want you to want me”, réalisée pour “Elastic Mind exhibition” au MoMA.
Visualthesaurus est un outil en ligne payant qui permet, à partir d’un mot clef, de donner une représentation graphique aux synonymex et aux interdépendances entre les mots.
Pas très neuf me direz-vous ?
Vous avez raison. Mais en jouant avec cet outil, je me suis dis qu’il pouvait probablement servir de base à une application permettant de mieux construire les stratégies et les plans de contact.
Je m’explique.
En règle générale, notre navigation sur le Net et notre système de pensée, en tant que consommateur, sont souvent déterminés par des logiques, ou plutôt des signes d’inférence.
Donc mon propos est simple. Imaginez un outil de représentation graphique qui permettrait, à partir d’un mot clef, de lier l’ensemble des prémises. Ainsi on pourra avoir une représentation graphique de l’ensemble des chaînes d’inférence et bâtir ainsi des plans de conquête en search probablement plus pertinents et plus efficaces.
Freakonomics, vous connaissez, bien sûr ? Ce brillant économiste qui part de petit freak, de petit data crunching, pour démontrer une nouvelle réalité.Quelques exemples ?La baisse constante de la criminalité dans les ghettos aux Etats-Unis à la fin des années 80 n’est pas tant due à la politique répressive menée par les Giuliani & Co qu’à l’introduction du contrôle des naissances (avortement et pilule) dans les années 70.Le facteur le plus discriminant, statistiquement démontré, pour devenir un des patrons des 400 plus grandes entreprises aux Etats-Unis, n’est pas la couleur de la peau, les études ou encore l’origine sociale, mais la taille. Et oui, le facteur statistique le plus discriminant des patrons des entreprises composant le Dow Jones est la taille.Plus je rentre dans les analyses statistiques, les résultats de campagnes, les analyses de marchés, plus je suis certain que nos parti pris stratégiques fondés sur des principes que nous pensons avérés sont probablement erronés. Plus je me dis que nous ne devons pas mesurer les bons metrics et en tirer les bons enseignements. Plus je suis certain que nous devrions aller chercher dans les logiques freakonomics de nouvelles façons d’analyser les marchés. Un exemple : la météo. Une étude de l’OCDE démontre, sans discussion possible, que 40 % des actes de consommation sont déterminés par la météo du moment. Pourtant, bizarrement, nous n’allons que rarement tracker la donnée météorologique dans les résultats d’une campagne. J’ai rarement vu d’ad servers capables de générer de la bannière en fonction de la météo du moment.Le futur du marketing est probablement dans l’analyse et le tracking de micro-événements ou d’éléments que nous jugeons, aujourd’hui, comme complètement exogènes (météo, actualité, environnement politique…) aux performances des campagnes.Celui ou celle qui arrivera demain, à tracker et à visualiser simplement l’ensemble des micro-événements qui impactent une campagne et à en tirer des conséquences opérationnelles redessinera à son avantage l’ensemble des métiers lier au marketing.
Je suis convaincu que la visualisation ou plutôt la scénarisation graphique des résultats et des hypothèses est le futur du marketing et de la communication. Nous naviguons aujourd’hui dans un flux de données complètement ahurissant. Nous sommes littéralement noyés par la donnée. Difficile, dans ce contexte, d’extraire des données intérssantes et pertinentes.
Twitter, outil précurseur de micro blogging, est probablement en train d’ouvrir des pistes pour analyser et faire vivre la donnée marketing.
Flowingdata recense plus de 17 manières d’interpréter et de lire les messages Twitter. Quand je compare ces outils de visualisation à l’indigence des tableaux de bord (dashboards) marketing que nous utilisons pour analyser les campagnes, je me dis qu’il y un grand gap à combler.
Ce qui est bien avec les datacrunchers, c’est qu’ils crunchent vraiment tout. En surfant ce week-end, je suis tombé sur ce graphique. Il synthétise, en partant de données collectées par la sécurité sociale américaine, votre probabilité de mourir dans l’année.
Ce type de graph “actuary” permet, entre autres, de mesurer les primes d’assurances.
De Nike +, qui utilise une puce RFID pour communiquer avec l’iPhone, à l’installation de puce RFID dans les iPhones, aux déclarations de Steve Jobs qui explique que la RFID est le système le plus sécurisé et le plus simple pour permettre une authentification dans un réseau sans fil, c’est à se demander si le RFID n’est pas la nouvelle arme pour gagner la bataille de la publicité ciblée.
Face à un Google, qui contrôle le Quoi (ce que je recherche), et à un Facebook contrôlant le Qui (mes centres d’intérêt et mes amis), Apple, en traquant les comportements au travers de l’ensemble des puces RFID embarquées dans les produits Apple pourrait contrôler le Où…
On peut par exemple imaginer qu’un point de vente détecte automatiquement la présence d’une puce RFID d’un produit Apple. Avec l’aide et moyennant une rémunération, la firme de Steves Jobs pourrait envoyer à l’intérieur du produit Apple (iPhone, iTouch, Nike+, MacBook…) une publicité ciblée…
20 % des iPhones dans le monde seraient unlockés.
C’est le chiffre impressionnant lancé par le journal Fast Company. 20 % des ventes de iPhones ne seraient pas suivies par une ouverture chez AT&T. Une forme d’insurrection de la part des clients cultes d’Apple qui refusent l’écosystème imposé par la firme de Steves Jobs.
Avec le lancement de Mint, Aaron Patzer est en train de révolutionner le marché des logiciels de gestion de finance personnels.
Jusqu’à présent, vous connaissiez les softs comme Quicken, qui vous permettent de gérer votre budget. En prenant un peu de recul, Aaron se rend compte que ces produits sont chers (un logiciel avec une licence : entre 30 et 100 dollars), pas collaboratifs, peu pratiques et que surtout ils s’adressent à une cible de seniors(moyenne d’âge des utilisateurs de Quicken : 47 ans). C’est un vrai contresens, mais les Américains de moins de 35 ans dépensent en moyenne 16% de plus que ce qu’ils gagnent. Les étudiants américains quittent généralement l’université avec une dette de 20.000 dollars en prêt étudiants et 3.000 dollars en carte de crédit.
Le raisonnement d’Aaron est donc basic, mais terriblement efficace : sur le marché, il n’y pas de solution qui permette au moins de 35 ans de mieux gérer leur budget.
Il crée donc le produit 2.0 ultime : Mint.
Un produit rafraîchissant et totalement révolutionnaire :
un produit en ligne, gratuit pour les utilisateurs (versus 30 à 100 dollars pour l’achat d’un logiciel)
un produit simple avec une interface enrichie
une technologie incroyable qui permet aux systèmes d’exporter automatiquement l’ensemble de vos informations financières (rentrée et sortie d’argent) depuis l’ensemble de vos comptes et de vos cartes de crédit. Bref, un aggrégrateur de données financières. Jusqu’à présent, vous utilisiez Netvibes pour aggréger vos fils rss, maintenant vous allez utiliser Mint pour aggréger les données financières issues de vos différents compte.
et surtout un outil de datacrunching dément qui va scanner dynamiquement les transactions de plus de 14 millions de commerçants américains, réussir à suivre et catégoriser les dépenses. Concrètement, le système arrive à catégoriser dynamiquement mes dépenses. Ainsi je sais que j’ai dépensé N % de mon budget en restaurants, cinémas, etc… Vous n’avez donc pas à taguer vous mêmes vos dépenses, c’est le système qui le pré-tague.
Mint est aujourd’hui en situation de ré-intermédier totalement le secteur de la finance des particuliers. Les banques, sans l’exploiter, sont devenues des leaders en termes d’audience grâce à l’accès aux comptes en ligne.
L’ambition de Mint : capter l’audience des 60 millions d’Américains qui fréquentent régulièrement les sites de banques en ligne et disposer, en temps réel, de la photo de l’ensemble des dépenses des foyers américains.