La robotique est probablement le prochain relais de croissance du net.
Un pic de business incroyable dans les années à venir.
Les robots du futur seront des aggrégrateurs de flux RSS capables de mener des actions quotidiennes. Les analystes prévoient que l’un des segments les plus importants sera celui du marché du robot domestique…
Voilà qu’iTunes se convertit au Carpaccio à volonté du Bistrot Romain. Pour 100 dollars, iTunes vous propose maintenant le téléchargement illimité. L’accès sans limite à l’ensemble du catalogue.
Mine de rien, iTunes est en train de basculer d’un modèle tradionnel de vendeur de musique en ligne à un modèle de chaîne de musique payante. C’est formidable pour le consommateur qui va vivre une expérience nouvelle de consommation illimitée de musique. C’est intéressant pour la création car, dans un monde ouvert où je peux télécharger à volonté, les internautes vont probablement se mettre à découvrir de nouveaux titres. Mais c’est dangereux à terme car après Microsoft sur les OS, Gooogle sur le search, c’est maintenant Apple qui est en train d’installer un monopole sur la consommation musicale.
Hier, un des associés de Sequoia nous a fait une démo de SearchMe. Searchme c’est du lourd : 31 millions de dollars de levé auprès de Sequoia, DAG Venture et Lehman Brothers.
Searchme est bluffant. Vraiment bluffant. Une nouvelle rupture ergonomique dans la recherche d’information. Les réponses apparaissent dans une ergonomie “iTunes look like”, avec un défilé de captures d’images des sites. Le petit plus dans la recherche est l’apparition de catégories (comme dans un thésaurus classique).
En rendant la recherche plus ludique, je pense que Searchme risque de bousculer la manière dont nous cherchons de l’information sur le net.
Sixtine, c’est le phénomène de buzz du moment. Une exécution parfaite, un concept simple, efficace et percutant… Le buzz arrive dans le secteurHealtcare.
Drôle de une des Echos, qui annonce sur la même page l’OPA de Microsoft sur Yahoo et la possible fin de la production des téléphones mobiles par Motorola. Voilà deux entreprises mythiques, créatrice du premier moteur de recherche pour l’une et ex-précurseur de la téléphonie mobile pour l’autre, menacées au même moment. Yahoo, pionnière de l’Internet, va probablement perdre dans les mois qui arrivent son indépendance capitalistique, et Motorola refermer l’aventure de la téléphonie mobile.
Je me rappelle d’un ami qui, pour expliquer son retard sur le net, avait pris l’habitude de citer cette cruelle phrase « le premier soldat américain à avoir débarqué sur une plage de Normandie ne fut pas le premier à embrasser une fille à Paris ».
Le paysage de l’Internet est particulièrement meurtrier pour les marques et les précurseurs : Netscape est mort, AOL n’est plus l’acteur central, Yahoo est menacé dans son indépendance et jongle avec les licenciements, Motorola arrête le mobile… et je ne parle même pas de ces produits mythiques que furent mirabilis, copernic, lycos, caramail, magelan…
Perujovenes.com, le phénomène du moment en Amérique Latine, avec une progression d’audience incroyable. D’après Alexa, le site aurait progressé, en audience, de plus de 34 000 %, pour devenir la 4.283ème audience mondiale.
Un site sud-américain de musique. Comme quoi, à l’heure de tout le blah blah sur les réseaux sociaux, depuis Napster il reste des constantes en termes d’audience Internet.
Apple est redevenu une marque absolue avec un business modèle absolu. Adoré, idolâtré pour son marketing, son design, son expérience produit inédits, Apple est devenu l’icone du capitalisme américain. Avec une action qui dépasse les 200 dollars, Apple semble définitivement hors de portée.
Pourtant, à bien y regarder, Apple est proche d’une situation critique. La firme de Cuppertino va devoir affronter des défis majeurs.
Ces 4 piliers majeurs sont aujourd’hui menacés :
l’interface homme-machine a été une des grandes forces des MacBook. A l’heure où l’expérience utilisateur est en train de basculer du système d’exploitation à l’Internet, le plus produit que constitue MacOS versus Windows risque de ne plus être un avantage comparatif réel. Avec un Pc ou Mac, sur Facebook ou Netvibes, c’est exactement la même expérience,
Apple est cool. Pourtant à y regarder de plus près : l’organisation de l’obsolescence des produits est au coeur de la stratégie d’Apple. Vous poussez à acheter un iPod tous les six mois, telle est la finalité de la stratégie d’innovation d’Apple. Stratégie difficilement compatible à terme avec l’exigence sur le développement durable. Apple est aujourd’hui une marque dans l’oeil du cyclone de Greenpeace,
l’intégration verticale, avec une distribution où l’expérience magasin est sublimée dans des Apple Centers, véritables temples où les fidèles peuvent communier ensemble, est l’un des piliers du succès de la marque. Dans ce contexte, la massification de l’offre d’Apple, avec l’ouverture de multiples Apple Centers de tailles plus modestes est un risque majeur pour Apple. Pour la première fois, j’ai ainsi découvert dans un Apple Center, dans un mall de Fort Lauderdale, des vendeurs qui ne connaissaient pas les produits Apple. Quand une église organise l’accueil de ses communiants par des non-croyants, c’est souvent le début de la fin,
Apple a toujours vécu dans un écosystème protégé, peu concurrentiel et pas réellement et frontalement attaqué. Aujourd’hui, 100 % des acteurs IT dissèquent les produits Apple et sont décidés à les challenger.
2008 sera donc l’année de tous les défis pour Apple.
On a beaucoup écrit sur Facebook : réseau social pour les uns, réseau authentique pour les autres.
En fait, à bien y regarder, je me demande si nous ne nous trompons pas de catégorie en résonnant en termes de réseau social pour Facebook.
Plus j’y pense et plus je me dis que Facebook n’est est pas un, mais plutôt une plateforme ouverte de casual gaming.
Casual Gaming ? Oui, c’est un jeu simple, développé avec une poignée de dollars et un gameplay basique mais addictif. Plus de 500 millions de terriens pratiquent le casual gaming online.
Le succès de Facebook, en termes d’usage et de consommation média, ne tient pas tant de l’expérience que procure le réseau social mais de la multiplicité, de la simplicité et de la viralité des jeux que l’on y trouve.
Du wall qui permet de s’envoyer des boules-de-neige, aux vampires, en passant par les jeux de Poker ou de Scrabble, Facebook est en réalité une immense plateforme de casual gaming social. Qui me permet de me divertir, de jouer avec d’autres joueurs (en mode asynchrone), sans avoir à passer des heures pour maîtriser le gameplay et sans me poser pendant des heures des questions sur la compatibilité des plateformes. Pas besoin d’avoir une console Wii, PS3, un pc ou un mac. Peu importe ma plateforme, je vais sur Facebook et je peux te vampiriser ou te mettre minable au poker.
Mon point de vue est simple, Facebook est la première plateforme de jeux au monde, devant Nintendo et Sony.
Dès lors, le business model de Facebook va évoluer vers la commercialisation de placement produits et de logique de sponsoring pour les grandes marques mondiales. Nous verrons bientôt des outils de casual gaming sur Facebook « sponsored by … ».
Voici, en me connectant ce matin sur Facebook, ma page d’accueil. Un joli bandeau sur la gauche avec “Hello Ogilvy” pour un service B-to-B qui propose un nouveau service aux agences… Malin, efficace et peu coûteux…
Nouvel An rime avec vœux, champagne, foie gras et… Prédictions.
Et oui, vous aussi en avez marre des prédictions du type “l’année 2008 sera ou ne sera pas…” Et bien en voilà quelques-unes de plus :
2008 verra une frénésie sur les réseaux sociaux privatifs et micro-ciblés. Simplement parce que la massification des réseaux sociaux comme Facebook signe paradoxalement leur limite. Comment voulez-vous rester dans un réseau social où vos parents peuvent devenir vos amis ? Découvrir vos propres amis ? Découvrir les photos de vous poster par vos amis ? Comment voulez-vous être dans un réseau où vos enfants peuvent découvrir que vous venez de vous inscrire au groupe « fan de Paris Hilton » ? C’est juste pas possible. Donc fatalement les réseaux sociaux de niche, micro-ciblés et privatifs vont remplacer peu à peu les réseaux sociaux généralistes. Nous allons assister à la “smallwordisation” des réseaux sociaux,
2008 sera l’année du “twitt”. Nul ne sait si “twitter” survivra au nombre important d’outils de micro blogging qui se développent. Mais il est incontestable que le micro blogging doublé de la possibilité de faire du micro podcast en temps réel va créer de nouveaux comportements médias. Des micro conversations en temps réel au cours desquelles je peux en permanence intervenir, interroger. Nous verrons des comportements nouveaux naître, tel un internaute dans un restaurant hésitant entre deux bouteilles de vin qui n’hésitera pas à interroger sa micro communauté pour trouver une aide précieuse. Vous pouvez être sûr que ce genre d’outils aura un impact politique majeur. Imaginez un soldat pendant l’offensive en Irak twittant en permanence ses émotions ou mieux encore “seesmicant” ses impressions en live.
Simplification sera le mot de l’année. Les applications qui nous rendront la vie plus facile avec des interfaces intuitives, simples, remporteront un succès majeur. 2008 sera l’année de la simplification, en particulier pour les flux et les aggrégrateurs RSS. Les mères de famille se mettront aux flux RSS et aux aggrégrateurs sans même sans rendre compte.
Green sera la couleur de l’année. Tout sera green : green business, green food, green ads, green to do lists, green agenda, green stratégie. Les Américains vont se mettre à l’écologie avec la frénésie des jeunes convertis. Le dollar est déjà green, c’est un signe du destin. Après la prise de conscience de 2007 sur le global warming, 2008 verra le début de la mise en pratique. Les marques qui ne suivront pas cette tendance de fond seront simplement laminées. Wall Mart, par exemple, met une pression incroyable sur ces fournisseurs pour devenir éco-compatibles en réduisant les emballages. Il y a quelques années, qui aurait pu le croire. Nous verrons en 2008 des positions commencer à se construire et des acteurs prendre des parts significatives de business grâce à leur éco-stratégie.
Elfyourself est définitivement la plus grosse campagne de marketing viral jamais réalisée. Elfyourself est cette application qui vous permet de vous transformer en Elf. Extrêmement bien réalisé, cet outil a déjà réuni plus de 150 millions de visiteurs, en 45 jours, qui ont passé au total l’équivalent de 2000 ans sur le site elfyourself.
Via extralab, un post très intéressant présentant une synthèse en Français du rapport “Virtual Worlds Managment”.Un rapport qui permet de se remettre les idées au clair. Alors que l’année 2007 aura été marquée par l’explosion des réseaux sociaux, certains nous disent aujourd’hui que les mondes virtuels auront été une bulle médiatique comme le Net en connaît régulièrement.Certes, Second Life n’arrive pas à franchir un cap d’audience et subit une perte d’intérêt. Mais comme comme le souligne Extralab, il reste quand même plus de 500 000 terriens qui y passent en moyenne 45 heures par mois. Virtual Worlds Managment a mené dans ce contexte une étude pour décrypter le marché et dégager les grandes tendances 2008.La synthèse traduite par Extralab :
le nombre d’univers virtuels continuera à augmenter, notamment ceux destinés aux publics adolescents, préadolescents et pré-préadolescents (Habbo, Gaïa, Webkinz, Stardoll et consorts n’ont pas fini de faire parler d’eux),
univers virtuels et réseaux sociaux continueront leur hybridation inexorable, qui devrait permettre une adoption plus massive des espaces virtuels,
comme pour le web, l’émergence de modèles économiques probants sera la force motrice du secteur des univers virtuels,
les univers virtuels accessibles depuis un navigateur classique seront à même de transformer un marché de niche en marché de masse (sans oublier les déclinaisons sur téléphone mobile),
le secteur éducatif et celui de l’entreprise (intranet avatarisé) seront les plus actifs en terme d’adoption et de développement d’usages spécifiques,
les univers virtuels feront l’objet d’une surveillance accrue des législateurs, notamment en termes de fiscalité,
apparition des premiers outils de mesure de “l’engagement” et d’un véritable indice de trafic applicable à l’ensemble des espaces virtuels,
face à l’arrivée d’une pléthore de nouveaux services orientés ‘contenus premium’, Second Life ne sera probablement plus le terrain d’expression privilégié des marques, qui lui préfèreront des environnements plus contrôlables, stables et rentables,
et enfin, le marché asiatique (avec ses spécificités culturelles et technologiques) devrait être une force de proposition majeure à l’échelle internationale.
A mon avis, la double question clef que devront adresser les univers virtuels :
pour monétiser les audiences : comment mesurer le retour sur investissement des marques et inventer une mesure, reconnue par tous, de l’engagement. Le web classique mesure les PAP, les taux de clics, en TV le GRP, les univers virtuels vont devoir inventer une norme permettant de traquer la visibilité des marques et des produits pour que les annonceurs se décident enfin à investir ces univers totalement sous-investis,
pour développer des audiences massives, les univers virtuels vont devoir se “widgetiser” et adopter les normes d’échanges universelles qui sont en train de formater les réseaux sociaux…
Competico est l’exemple parfait des sites qui en “widgetisant” leurs contenus arrivent à booster miraculeusement leur audience. En un mois, ce site a vu son audience exploser pour passer, d’après Alexa, de la 129 939e place à la 3 758 e place. Le principe du site est assez simple, organiser des compétitions de photos : vous “uploadez” vos photos, les internautes votent et le gagnant remporte un prix. Il y a un mois, l’équipe de Competico a décidé de “widgetiser” les contenus du site en permettant un accès direct aux concours via les principaux réseaux sociaux (directement intégré dans le footer).
La tactilité (c’est-à-dire l’usage de ses doigts pour naviguer et interagir avec un écran) est en train de bousculer les interfaces homme-machine…
Microsoft investit massivement sur Surface, non seulement pour développer la technologie en dure mais aussi, et surtout, pour créer des outils et logiciels qui permettraient de créer de nouvelles expériences.
Apple a bousculé la téléphonie en intégrant un écran tactile.
Le plus intéressant est que Microsoft n’utilise pas une technologie tactile tradionnelle consistant à installer des capteurs sur les écrans, mais un système totalement révolutionnaire qui intègre une caméra derrière l’ecran détectant ce qui se passe sur l’écran. Concrètement, cela veut dire que Microsoft est capable de créer une table intelligente qui peut, en interprétant une forme, une couleur, savoir que je viens de poser un verre sur une table et que je suis en train de le remplir. Autre exemple : si j’utilise sur un écran un pinceau plutôt qu’un doigt, je pourrai avoir une différence de texture ou de rendu.
A mon avis, ces nouveaux écrans vont transformer massivement les éléments de publicité sur lieux de vente…
Une tendance de fonds aux Etats-Unis : les sites de green parenting. Chaque semaine des dizaines de sites de ce type arrivent sur le Net.
Le principe : des sites pour apprendre à éduquer les enfants dans le respect de l’environnement et à leur fournir une nourriture équilibrée et saine. On y trouve à la fois de conseils, des forums, des jeux éducatifs, des recettes et des produits bios.