Marketing Geek par Bruno Walther

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Archive pour 'world is flat' Categorie


La convergence vient du Sud

Publié par bruno walther sur avril 10, 2008

10 % des Sud-Africains accèdent au Net via le PC.
40 % des Sud-Africains accèdent au Net via un mobile.
La messe est dite

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Mobile et pays en voie de développement

Publié par bruno walther sur avril 10, 2008

Le mobile est la première source d’accès à Internet dans les pays en développement.

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De l’art d’avoir une maîtresse…

Publié par bruno walther sur mars 29, 2008

Dans la série le monde va trop vite pour un enseignant ordinaire… Mon fils doit colorier les drapeaux des pays membres de l’Union Européenne sur une feuille que sa maîtresse (pardon professeur des écoles) lui a donnée… Et devinez quoi ?

Il y a 16 emplacements pour y coller les drapeaux.

L’Union Européenne ne compterait ainsi que 16 pays membres. Ce n’est pas énorme… Je me demande si je mets un mot dans le carnet de correspondance pour lui rappeler que l’Europe s’élargit aux ex-républiques du bloc soviétique…

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Le prof, l’Inde et ma fille

Publié par bruno walther sur mars 16, 2008

Ce matin, j’ai fait révisé à ma fille (12 ans, en cinquième) une leçon de géographie/économie sur l’Inde. Et… une fois n’est pas coutume, je me suis rendu compte que les enseignants et l’économie c’est quand même un grand n’importe quoi.

L’essentiel de la leçon portait sur la révolution verte, la politique interventionniste de l’Etat, sur les bidonvilles. Bref, une vision assez années soixante-dix de l’Inde.

Pas un mot sur Bangalore (c’est juste une ville où, d’après le manuel scolaire, Microsoft envisagerait de s’installer).

Pas un mot sur la révolution des services.

Pas un mot sur la soif de conquête indienne, pas un mot sur Mittal, pas un mot sur Tata.

Pas un mot sur  l’excellence des élèves indiens.

Pas un mot sur le conflit indo-pakistanais.

J’ai, bien sûr, dû refaire la leçon et lui expliquer que l’Inde n’était plus un pays du Tiers Monde, dont le seul enjeu était de se préparer aux crues du Gange et de réussir la Révolution Verte.

J’ai dû lui expliquer que dans quelques années elle travaillerait peut-être dans une entreprise indienne, que les Indiens n’étaient pas que des miséreux qui s’entassaient dans des bidonvilles crasseux, mais des gens instruits qui avaient compris que le monde était devenu plat et qu’ils pouvaient en tirer quelques avantages. Que l’Inde était devenue une nation de géants, conquérante et démocratique. Bref, définitivement plus une nation du Tiers Monde que nous devions traiter avec compassion et mépris.

Par moments, je me demande vraiment dans quel monde vivent les enseignants.

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En finir avec les maîtres des forges !

Publié par bruno walther sur mars 4, 2008

On pourrait croire que la crise qui secoue le Medef aujourd’hui est une crise d’ambition.

Il n’en est rien.

Derrière la violence des attaques et contre-attaques se cachent deux conceptions radicalement différentes du patronat et de sa fonction sociale.

D’un côté, l’UIMM, le syndicat patronal du secteur industriel, héritier du Comité des forges et de la lutte contre la subversion communiste. De l’autre, le MEDEF, nouvelle formule, avec une présidente issue du monde des services, ouverte sur le monde et qui embrasse la modernité.

D’un côté, un logiciel idéologique issu de la lutte des classes, pour qui tous les moyens sont bons pour disposer d’un environnement social et politique favorable aux patrons. De l’autre, un logiciel libéral, qui croit aux vertus de transparence et de libre concurrence entre les pays, les entreprises et les salariés.

D’un côté, un monde de petits arrangements, d’opacité où le plus important est que rien ne change. De l’autre, le monde de l’hyper communication, de l’accélération réformatrice où le changement est un dogme en soi.

D’un côté, la métallurgie, avec un socle historique bicentenaire, enracinée dans nos terroirs et nos mémoires. De l’autre le monde des entreprises connectées, sans mémoire et sans histoire, où tout va très vite.

La crise qui secoue aujourd’hui le Medef était donc inévitable.

Rappelons-nous que le Medef dans sa nouvelle configuration est né des 35 heures. Face à cette loi où le vieux patronat s’est senti complètement floué par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin et abandonné par l’opposition parlementaire, le CNPF (confédération National du Patronat Français) décida d’opérer sa mue pour transformer la vieille centrale patronale en une organisation moderne ouverte sur l’entrepreneuriat.

Refondation marketing, avec la naissance du Medef (mouvement des entreprises de France). Refondation d’image, avec une présidente femme. Refondation idéologique avec une organisation qui assume le libéralisme économique. Je vous invite à lire les discours du CNPF dans les années 70 ou 80 ; le syndicat patronal y exhortait les pouvoirs publics à plus de protectionnisme.

Mais le Medef ne s’était pas encore attaqué aux refondations les plusprofondes.

Premièrement, la refondation des pratiques et des méthodes. À l’heure où les entreprises basculent dans le monde de la transparence et de la bonne gouvernance, il était inévitable que le Medef sorte du monde de l’opacité et des petits arrangements entre amis.

Deuxièmement, la refondation des centres de pouvoir et de profit. Dans la France du vingt-et-unième siècle, est-il bien raisonnable que la métallurgie continue à avoir autant de poids au sein du meccano patronal qui régit le Medef ? Au moment où le secteur des « vins et spiritueux » exporte plus que le secteur automobile, est-il vraiment raisonnable que la métallurgie continue à dominer la pensée patronale en termes de politique extérieure ? À l’heure où nous avons besoin de plus de souplesse dans les entreprises, de favoriser le développement personnel de nos collaborateurs, de trouver des modes de rémunérations qui associent les collaborateurs à la création de valeurs, bref où nous avons besoin de faire entrer notre droit social dans la modernité industrielle, était-il vraiment raisonnable de confier ce type de négociation aux héritiers du Comité des forges ?

Cette crise était inévitable et doit être l’occasion de refonder réellement le Medef et de rééquilibrer les pouvoirs au sein du monde patronal.Nous devons définitivement tourner le dos à des pratiques et des modes de pensée issues de la guerre des classes.

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Le chiffre du jour : Indiens et Chinois dans la Silicon

Publié par bruno walther sur février 3, 2008

Connaissiez-vous ce chiffre dément :

60 % des start-up de la Silicon Valley ont été créées par des étudiants d’origine chinoise ou indienne.

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Google ou la Monarchie de Juillet.

Publié par bruno walther sur janvier 22, 2008

Google, en fait, c’est la Monarchie de Juillet en plein vingt-et-unième siècle.

La Monarchie de Juillet ? Si, si, rappelez-vous…

A la suite des émeutes parisiennes des 26, 27 et 28 juillet 1830 (Trois Glorieuses) qui mettent fin au règne de Charles X et à la Restauration, les Orléans succèdent aux Bourbons, et surtout le Roi n’est plus le Roi de France mais le Roi des Français. La Monarchie de Juillet s’effondrera 18 ans après, en février 1848.

Cette période unique dans notre histoire sera marquée par une croissance économique sans précédent, avec le début de la révolution industrielle et un foisonnement artistique et philosophique.

Un peut court comme explication, me direz-vous ?

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que la Monarchie de Juillet est marquée par un discours issu des idéaux de la révolution, une référence permanente à la citoyenneté, au peuple mais qui, dans le même temps, mène une politique sociale d’ordre et de maintien des privilèges…

Et surtout, derrière un discours parlementarisme, la Monarchie de Juillet est d’abord une démocratie censitaire. Seuls les plus instruits et les plus riches votent.

Google, à l’instar de la Monarchie de Juillet, a un discours révolutionnaire (sur l’écologie, contre les fonds de pension, pour la désintermédiation), mais développe des pratiques qui n’ont qu’un seul objectif, renforcer sa domination, étendre son empire et augmenter son taux de marge.

Google, à l’instar de la Monarchie de Juillet, pratique la démocratie. L’outil de recherche permet aux sites web de voter (via les “links”) pour un autre site. Ainsi Google applique une logique démocratique à la recherche et à l’indexation. Mais comme la Monarchie de Juillet, pratique la démocratie censitaire : le vote des plus riches (en audience) est sur-ponderé par rapport aux votes des pauvres (les sites sans trafic).

La Monarchie de Juillet avait les attributs, le discours d’un régime moderne tout en recourant aux pratiques de l’ancien régime. C’est pour cela qu’elle s’est effondrée malgré un contexte économique et géopolitique très favorable.

Mon point est de savoir si Google, à force de développer une arrogance et des pratiques de mastodontes, sera s’adapter réellement à la société post-industrielle et survivra à la révolution de la widgetisation.

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Prédictions 2008…

Publié par bruno walther sur janvier 3, 2008

Nouvel An rime avec vœux, champagne, foie gras et… Prédictions.

Et oui, vous aussi en avez marre des prédictions du type “l’année 2008 sera ou ne sera pas…” Et bien en voilà quelques-unes de plus :

  1. 2008 verra une frénésie sur les réseaux sociaux privatifs et micro-ciblés. Simplement parce que la massification des réseaux sociaux comme Facebook signe paradoxalement leur limite. Comment voulez-vous rester dans un réseau social où vos parents peuvent devenir vos amis ? Découvrir vos propres amis ? Découvrir les photos de vous poster par vos amis ? Comment voulez-vous être dans un réseau où vos enfants peuvent découvrir que vous venez de vous inscrire au groupe « fan de Paris Hilton » ? C’est juste pas possible. Donc fatalement les réseaux sociaux de niche, micro-ciblés et privatifs vont remplacer peu à peu les réseaux sociaux généralistes. Nous allons assister à la “smallwordisation” des réseaux sociaux,

  2. 2008 sera l’année du “twitt”. Nul ne sait si “twitter” survivra au nombre important d’outils de micro blogging qui se développent. Mais il est incontestable que le micro blogging doublé de la possibilité de faire du micro podcast en temps réel va créer de nouveaux comportements médias. Des micro conversations en temps réel au cours desquelles je peux en permanence intervenir, interroger. Nous verrons des comportements nouveaux naître, tel un internaute dans un restaurant hésitant entre deux bouteilles de vin qui n’hésitera pas à interroger sa micro communauté pour trouver une aide précieuse. Vous pouvez être sûr que ce genre d’outils aura un impact politique majeur. Imaginez un soldat pendant l’offensive en Irak twittant en permanence ses émotions ou mieux encore “seesmicant” ses impressions en live.

  3. Simplification sera le mot de l’année. Les applications qui nous rendront la vie plus facile avec des interfaces intuitives, simples, remporteront un succès majeur. 2008 sera l’année de la simplification, en particulier pour les flux et les aggrégrateurs RSS. Les mères de famille se mettront aux flux RSS et aux aggrégrateurs sans même sans rendre compte.

  4. Green sera la couleur de l’année. Tout sera green : green business, green food, green ads, green to do lists, green agenda, green stratégie. Les Américains vont se mettre à l’écologie avec la frénésie des jeunes convertis. Le dollar est déjà green, c’est un signe du destin. Après la prise de conscience de 2007 sur le global warming, 2008 verra le début de la mise en pratique. Les marques qui ne suivront pas cette tendance de fond seront simplement laminées. Wall Mart, par exemple, met une pression incroyable sur ces fournisseurs pour devenir éco-compatibles en réduisant les emballages. Il y a quelques années, qui aurait pu le croire. Nous verrons en 2008 des positions commencer à se construire et des acteurs prendre des parts significatives de business grâce à leur éco-stratégie.

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China First

Publié par bruno walther sur novembre 12, 2007

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La première capitalisation mondiale est une entreprise chinoise, Petrochina. Elle pèse 1000 milliards de dollars, deux fois Exxon, la seconde du classement.

C’est, exprimé en dollars la moitié du PIB français ou près de deux fois le PIB du continent africain.

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